Fleurs de poésie

17 décembre 2017

Noel d'hier

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Rencontre dans  les éthers

Sur la brume de ma pensée

Par un beau soir d’hiver

Je n’aurai pas de revers

On posera  l’altier couvert

 

Dans mon amical univers

Chacun se presse costumé

A ma messe de l’hier

Ce pour quoi  je suis très fier

C’est le bonjour  de ma Mère

 

Dans les nuages des verres

On se racontera les passés

De ces gens mis en bière

Au delà de nos barrières

Invité de notre pensée suaire

 

Mes amis reconnus au sévère

De ma volonté de la belle amitié

Je les revois pas trop amers

Car je sais :   Leur tristesse obère

Tous ces jours où ils m’indiffèrent

 

Ce soir mon âme est en anniversaire

Elle reconnaît tous les siens amusés

De les avoir rassemblés sur une pierre

Buvant à la  certitude d’une bière

On se retrouvera certes unis au cimetière

 

Tous ils étaient là, prés du grand lierre

Qui grimpe si haut  sur  la  cheminée

De mon rêve qui se réveille débonnaire

Sur la réalité de mes yeux de lumière

Clin d’œil à mon éphémère solitaire

 

Oui c’était l’hier du noël sans frontière

Tous rassemblés dans la famille de nos pères

Enfants disparus, cœurs hors de leur chaumière

Je revois vos sourires déballant vos jouets

Nous danserons ce soir  la ronde des solitaires

ƒC

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16 décembre 2017

Ce nouvel amour

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Trop d’âmes cherchent l’amour

Quand il est là elles ne le trouvent

La malle du trésor elles ne l’ouvrent

Recherchant un métal trop lourd

 

Votre tourment n’est pas fou

Il se joue de vous car il sait

Vous ne voulez pas ce bon blé

Mais le brin plus beau et son tout

 

Ne pleurez pas si le meunier

Ne peut satisfaire  votre tourment

Il vous dit : -  Mettez du ferment

Pour enrichir  votre esprit anémié

 

Quand la bonne pâte aura bien levée

Empressez-vous sage de l’embrassez

Vous en défournerez   un pain adoré

Qu’au quotidien épris  vous aimerez.

 

De sa mie folle et dorée, vos baisers

Trouveront   la douceur de sa sensualité

Vous n’aurez à en payer que des je t’aime

ƒC

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12 décembre 2017

Rose, fleur d'éternité

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L’absence abrège les  rêches douleurs

Esprit ramasse-toi, dans le vaste oubli

De l’amour dont tu souffres, hargne de peur

Protège-toi dans ta caverne, des sains  répits

 

ô corps tu ne sais vivre, utile l’émotion

Ta pensée machiavélique au front  t’assiège

Sur les petits chemins, impétueux de ta raison

Arrête ! Couche-toi ! Ne fait plus martial le siège

 

Sur tes instants de saines plénitudes,  repose-toi

L’amour n’est pas effet d’une virile démence

La passion  ne te donne pas libre, ce triste droit

Et la confiance ne se morcelle pas, dans la violence

 

Dans ta lucide  absence, pense et repense

À tes actes de pirates, au tranchant rageant

Qui égorge tous les sentiments,  sur la défense

De l’autre dont la parade, s’enfuit au couchant

 

Comment te rendre, à ta nouvelle conquête

Pourvu de cet infâme,  habit de grande misère

Au calme d’une vague, léchant des côtes nettes

Belles, si belles pour t’y reposer, comme naguère

 

Laisse à la mer ravagée, tes lambeaux amers

Ne te présente plus, aux  jours de forte  grisaille

Attend le bleu de ta passion, chargée  d’aurifère

Pour déposer sur ton  champ de cristal tes semailles

 

Quand fleuriront  en bouquets, prés de ta couche

Tes pensées idylliques, montre toi affectueux

De tes gestes, de tes mots qu’ils ne soient louches

Prodigue les  parfums, de ton altruisme chaleureux

 

Verras-tu éclore  les  corolles soyeuses de ta fleur

Qui s’ouvriront  à la rosée, de tes pleurs, tendrement

Délivre le pistil de ses yeux, à ton bonheur rieur

Et entraîne là sur ton  jardin de baisers  reposants

 

Garde au secret  ta rancœur  brève, ortie d’humeur

Fauche  là  de ton esprit  pour ton avenir heureux

Ta  rose carmin est fleur d’éternité, vive splendeur

Au matin des rosés ne l’assèche pas à ton malheureux ;

☼ŦC

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11 décembre 2017

Jalousie

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Accroupi dans la haute futée

De son esprit ravagé de troubles

Il veillait  par la lorgnette de la passion

Le passage interdit, de son  double

 

Enchaîné à la prison, de sa pensée

Il fulminait des images, trop noires

Lui interdisant le calme, des vérités

S‘ensuivat une course folle, au miroir

 

Elle n’était plus là, le visage en beauté

Pour qui ? Pour quoi, Pas pour lui!

Immense détresse,  veut-elle  m’aimer ?

Je dois m’en assurer, déjà je m’enfuis

 

Trois pas courus, mon esprit me converse

Où est-elle ? Que fait-elle ? Qui avec elle ?

Les rues sont  longues, je les refais à l’inverse

Corps tu  trembles d’impatience, là c’est elle !

 

Esprit ne joue pas  avec mes yeux, ils cernent

Cet environ morose qui déjoue, mon vaste projet

Te découvrir en faute, je veux savoir où tu  mènes

Tes envies, tes désirs, je me sens perdu et rejeté

 

Je ronge, je ronge  le fruit amer, de ma perdition

Mon âme obstrue les oreilles, de mon penchant

Funeste déraison,  déchirer en lambeau ma passion

Fracasser en morceau, le fruit de l’amour ravageant

 

Mes baisers saura-t-elle les abriter, trésor convoité

Je ne puis les laisser voler, sans en retenir la saveur

Impossible! Elle ne  pourrait s’enlaidir de rivalité

Mon cœur pleure, il broie ce nouveau  noir, Ô laideur !

 

Le temps se perd dans le temps, je dessine mille rondes

Le sol me conseille un retour, vers ma cache d’amour

Pas pressés,  mes jambes se désarticulent, quel fronde !

Ma tension tempête, dans mon cœur, dernier détour

 

Depuis quatre heures, mon esprit ravage tout mon corps

J’ouvre la porte, elle est là, premiers cris; d’où viens tu ?

-je t’attendais, je n’ai pas quitté la maison, je t’aime

- pas possible, je te croyais…. Je te croyais … Je suis fou, ô vertu !

ƒC

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04 décembre 2017

Le pouvoir et la loi

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Tel le proverbe qui en sa foi dit et redira
‘’Ce que veut le roi la loi le veut’’
La justice n’a de vrai que ce que pouvoir fit, fait et fera
Lui même n’est plus loi car on ne peut …

Il s’arroge le droit de ne pas se punir
Toute monogarchie à son bon roi
Issue d’une démocratie flouée d’avenir
Épée de Damoclès sur ses vassaux en pourvoi

La cour porte la toge de gauche à droite, soit !
Selon la volonté du bon roi, flèche tu penches
Sur la balance au coté contraire de l’assoies
Régnant qui ne pleure le mal qu’il enclenche

Malheur à celui qui d’obédience contrarie
Impartial la volonté de l’absolue vérité
Il subira les sévices du à son ignominie
Quand il défend vermines qui ne sont bons sujets

Bon roi, il soutient sans ménage le quidam
Qui l’aura aidé à construire tous ses délits
Lui permettant d’officier dans cette entame
De la perversité que lui suggère le vil profit

Ô quidam ! Ne t’inquiète pas tu as la mansuétude
De celui qui dit, qui légifère, qui signe, qui transmet
La loi scélérate qui punira la bonne attitude
Mais te relaxera au bénéfice de tous tes doutes aisés

Pour ne pas compromettre la pensée de tes sujets
Tu feras accepter un appel des plus cléments sans objectivité
Laissant ton protégé rééditer ses exploits assurés
Au futur proche d’une judicieuse élection du revenant

Si le peuple le couronne, de ton audace, nouveau roi
Ta bénédiction, lui ouvrira les portes, du grand magistère
Il pourra alors, te sauver toi, devenu vassal antiroi
De te soumettre, libéré de ton passé, à la loi austère

Nous gageons que de ce demain, procès il n’y aura
La chambre sera dispensée d’entretenir une audience
Et le roi déchu couvert de tous les ors d’un du de son du
Réclamera le vice de forme pour la relaxe, sereine absence!
Du faux à produire pour une justice complice des richesses carnivores
ƒC

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02 décembre 2017

L'alexandrin

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Se pose  le vers pur,  croise rime d’airain

De ces douze pieds frais, votre satisfaction

 J’aime  les  rendre doux, sage   contemplation

Polis admirez-les! Ils  se parent satin

 

N’ayez crainte ! Le e, bien muet,  envolé

De sa  ruche si gaie   butinera rime

Posera frais  nectars aux hauts forts de ces cimes

Offrandes réjouies  d’être parures aisées

 

Le vers alvéolés douze travaux de styles

Méticuleux sera, te  sceller  à la cire

Pour phrase l’enjamber  d’un radieux sourire

A  ne pas déborder les enceintes  de l’utile

 

À tire d’ailes conteront   des musicalités

Pour vous laisser entrer  sur  les cieux harmonieux

De tous  ces espaces où fous chantent amoureux

Pour vous donner ardent    ce doux bien nourricier

 

ils te déposeront, ces  rimes  émoustillées

De  tant s’agglutiner  en duo fort malin

Au corps d’alexandrin comme  miel surfin

De ces  poèmes sains d’où suintent   mélopées

 

Vous trouverez  saveurs  de ses exquis parfums

De nos mères,  enfants,  sociétés,  amours

Ô vous mes doux !  Je veux,  apiculteur,  vos jours

Y subvenir heureux   pour apaiser vos faims

 

L’abeille de mon coeur   posera ta  césure

De six pieds en six pieds pour  solfège parfait

 Produire ce bon  do de la rime jouée

O bel alexandrin soit tonique bouture

ƒC

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01 décembre 2017

Le voleur d'amour

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Il était nuit

Quand il a  fui

Le maudit

De notre paradis

Loin de mon lit

Naguère il m’avait dit

Je t’aime Marie

Ma perle chérie

Quand il est parti

A midi

Et qu’il m’a sourit

D’un petit baiser pris

Sans délit

A cœur serti

D’un  amour servi

A ces instants ravis

 

Nous partagions nos peines

Quand la tempête

Rugissait dans nos têtes

Mais nos cœurs en fête

Prestes ramassaient  honnêtes

Toutes les vilaines  miettes

De nos disputes bêtes

Pour éviter la défaite

De notre passion follette

 

Ton départ brutal

Ne fut un récital

Et comme un chacal

Tu as rongé animal

Ma vie bancale

Je te croyais sentimental

Tu n’étais que bestial

Pas de joies amicales

Pour un câlin radical

Quand au jour de bal

Tes paroles phénoménales

Me revenaient anormales

 

J’entends  ma solitude

Qui me parle mansuétude

Est-ce une habitude

D’avoir la grande  certitude

Se peut-il qu’un amour se dénude

Quand son amplitude

Vous rassasie en altitude

Sans jamais prude

Vous lâcher sous la lune

 

Il est parti ailleurs

Mais j’ai peur

D’avoir gardé son cœur

Prés de l’ardeur

De mon esprit fraudeur

Qui crie sa frayeur

Comme un resquilleur

Qui ouvre une porte en pleurs

Prête à installer à toute heure

La présence du vil dilapidateur

Ce voleur d’amour mystificateur

Au tabernacle des vives  lueurs

D’une âme éteinte par  la douleur.

ƒC

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30 novembre 2017

Dialogue amoureyx

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Ô ces yeux! Puis-je les ouvrir

Ami, ils sillonnent  dans  le grand pur

De mon envie qui s’enlumine pour sûr

Que dites-vous !

Les faire briller que je puisse les sertir

C’est un bijou que l’on mérite

Il étincellera au luxe de votre ciel ensuite

 

Ô votre cœur! Puis-je m’y entretenir

Il pourrait battre, à vos cotés rassuré

Que doit-il penser, de votre  fidélité

Que dites-vous !

Dans ma passion je veux  le retenir

Donnez-moi de le croire sincère

Et qu’il ne  fût  jamais mon  mystère

 

Ô votre pensée! Serai- je capable

Vos mots, donnez les moi avantageux

Qu’ils sachent, m’émouvoir amoureux

Que dites-vous !

De vous conter son écrin adorable

Ne soyez pas, cet  impétueux  moqueur

Dites-moi les choses, en toute candeur

 

Ô ce corps! Saurai-je l’effleurer

Vos main  ont t’elles  la chasteté infime

Qui puisse leur donner, ce toucher intime

Que dites-vous !

Précieux je vous l’assure, O adoré nacré!

Préservez sa pureté, pour ne pas vous ternir

Vous y trouverez, des sensations d’avenir

 

- vos baisers ! Puis- je sain  m’étourdir

Auront-ils la volupté de mon désir sublime

Pourront-ils m’enlacer aux saveurs des abîmes

Que dites-vous !

Dans ce  luxueux delta je scelle votre devenir

Rassurez-moi,  peuvent t’ils avoir le goût des vérités

Qu’ils ne fussent fades de timides perplexités

 

Ô mon amour! Laissez-moi vous aimer

Je voudrai, mais donnez-moi une preuve

Que je ne puisse, vivre  une vile épreuve

Que dites-vous !

D’amour, d’amour  passion renouvelée

Votre passion me convainc admirative

À vie qu’elle m’entretienne  démonstrative

 

Je suis votre!  Je vous aime, je vous aime

Que dis-tu

Je t’écoute

Je suis tien! Je t’aime, je t’aime

Éternité d’amour, on s’aime, on s’aime

☼₣€

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29 novembre 2017

Baladin du bonheur

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Le temps passe, passent vos vies

Baladin du bonheur je viens

Ouvrir les yeux au  matin  du lien

Pour Réchauffer le soleil qui surgit

Et déposer ma chaleur des bontés

 

Je vous  cantonne mille poésies

D’un déjeuner  inoubliable

Sagesse de miel impérissable

Tendresses sablées d’envies

Baisers maman, bisous enfant

 

Je t’ouvre la porte de ta profession

Conduite claire  de ta hardiesse

Dans  ton environnement  d’adresse

Bonjour chère, salut cher, O émotion!

Petit clin d’œil à nos  générosités

 

Je t’apporte le soleil de la puissance

A ton métier de la grande ardeur

De ta flamme il n’est pas un labeur

Tu le joues  pour ta vivace espérance

D’un profit à la lumière de ton plaisir

 

Je parfume tes moments de loisirs

De la vitalité de ton esprit réjouis

Sage il va deçà delà  dans sa folie

Retrouver  son instant de désir

Au don d’équilibre de ta bonne santé

 

J’anoblis la grâce de ton amour

Quand le soir se couche au paradis

Le feu de ton désir de jeux inouïs

Dans les bras compagnons de tes jours

Majestueuse beauté de l’insoupçonné

 

Je sème mille étoiles sur ton rêve

Voyage dans les contrées troublantes

Où les beautés se mirent  amantes

Sur tes joies, tes peines   trop brèves

Pour les serrer de ton envie du jour

 

Je reviendrai  accueillir ton temps

Celui qui court sur l’éternité

Je te déposerai ton expérience passée

Tu ne seras  plus auprès de moi mendiant

Je te protégerai galant  en ta sincérité

ƒC

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26 novembre 2017

Un amour géant

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Mes yeux  ont  illuminé

Les terres  de ton corps

Pour rejoindre ton port

Et  me jeter  à ton  quai

¤

Sur les mers du temps

Ont vogué mes baisers

Flotte  de ma sensualité

Sur tes lèvres  d’aimant

 

Mon cœur t’a raconté

Toute ma tendresse

De t’aimer en délicatesse

Fidèle de mille sincérités

 

Mes mains se  sourdinent

Contre la coque de ta peau

Vaguelettes d’ondes duo

O Proue pourfend notre intime!

 

Les mots déferlent en vague

De ces écumes du bel amour

Se projettent  aux alentours

De ta pensée, elle divague

 

Ta passion surgit, sur le pont

Parcourt les  saines  coursives

D’où suintent, toutes mes  envies

De t’aimer, t’aimer à l’unisson

 

De la tempête, de tes pulsions

J’embarquerai, sur le  bonheur

Pour te sauver,  digne bâfreur

D’un amour, force dix, ô fusion

 

Du calme ; de ta beauté, ô  sérénité

Je me reposerai, sur ton corps

Pour rouler de  bâbord  à tribord

En  ces  enchantements renouvelés

 

Les écoutes se laissent filer

Le long de tes reins qui geignent

Les voiles libres, au vent peignent

Les arabesques, des courants amoureux

 

Sur les quarantièmes rugissants

Se découvriront nos expériences

Enlacés au corps à corps, sapience

Nous gardant aux folies, s’ancrant

 

Les courants, de nos pleines vies

Nous ferons voguer, aux avenirs

Vers ces caps, espérance de désirs

De nous aimer, nous aimer  ravis

 

Quand notre vieux  rafiot, d’amant

Quittera à l’éternel, le dernier quai

Nous magnifierons là, l’ancre  dévouée

De notre amour, jeté dans ce fond géant.

ƒC

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23 novembre 2017

A mon ami sous marinier

On s’était rencontré,  un soir d’été

Dans un bar, du Chicago toulonnais

Entre deux filles, le litron au poignet

Pour oublier notre  solitude parfumée

Encens vietnamien, des lib

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res fumées

 

Nous aimions sillonner, toutes les mers

Laissant derrière nous, nos bonnes mères

Pour l’aventure, des contrées balnéaires

Entré sous marinier, tu en étais très fier

Médaille sur le cœur ton abécédaire

 

Nous avions les  vingt ans, de cet avenir

Pas soucieux et nous laissant entretenir

Sans souci de prendre, de bons plaisirs

Dans nos campagnes,  de bons rires

Quand nous nous racontions,  nos satires

 

Les filles nous demandaient de conter

Nos voyages, vers ces belles contrées

Ces ports où nous  jouions, les juans aisés

Dakar, Malaga, Naples, Alger, Tanger, Lomé

Nous gardions, tant de souvenirs, à raconter

 

C’était un  soir, de soixante huit, en janvier

Après un dernier, bock de bière,  bien levé

Et avoir laissé, nos poches vides d’amitié

Nous avons regagné, heureux nos quais

Dernier demain, nous devions appareiller

 

Sous marins du destin, prés du cap Sicié

Couvert, de ton manteau de mer, silence d’acier

Tu échangeais tes derniers mots, avec l’alizé

Laissant là, les dernières, manœuvres répétées

Minerve, on t’attendait sur ton quai, à Toulon l’aimée

 

J’ai entendu, au matin,  ce trop grand silence

Où était tu? Où te cachais-tu ? Oh méfiance !

Tu ne répondais plus à nos échos d’ambiance

Chacun à la passerelle, surveillait  avec confiance

Notre sonar qui  couinait malheureux,  sans délivrance

 

Tous, nous sommes restés, sur cette  mer déchaînée

Ratissant chaque secteur, pour  tous vous retrouver

Le silence pesant,  de ces instants étouffants,  gênait

Notre conscience, notre confiance,  qui s’effondrait

Mais l’espoir, l’espoir toujours nous laissait  affirmer

 

Cinq jours passèrent avant de comprendre

Que demain ne serait plus, ne pas se méprendre

Cinquante deux hommes, dans le fond sombre

De cette mer, compagne aimée dans la tombe

Oh pensée amère! Tu criais toute ta fronde

 

Je ne serai plus l’Enjoué, vers les quais seul je rentre

Au fond de ma bannette, première fois  où je  pleure

Pourquoi toi, si gentil, si aimable, c’est insensé

Agrippé à toi l’ami, à notre dernier souvenir daté

De Ton sourire à cette belle  vie  quand tu m’as quitté

 

Déjà trente six ans, je n’ai jamais oublié

Au fond de mon cœur, caché au grand secret

Remonte souvent, dans ma conscience, ce passé

Je promène ton image, sur mes yeux fermés

Où est tu mon ami ?   Toi que je n’ai jamais  oublié

 

Tu resteras pour l’éternité, enfant de cette mer

Qu’elle puisse  te bercer, dans ton berceau d’acier

Récompense du  mal qu’elle t’a fait, un jour d’absurdité

Quand elle à jouer trop sévère,   avec vous à la vipère.

ƒC

 

 

 

 

Ps : Souvenir de la disparition du sous marin minerve

En janvier 1968, de la marine nationale Française

Que me rappelle le silence du sous marin Argentin

 

 

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22 novembre 2017

Mon amour es-tu là

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Tu es là

Ô mon ami !

Je m’extirpe de cette contrée là

Et dans ton monde  je plonge

Enivrée de ta beauté je m’allonge

Prés de tes sens, chaloupant ils me susurrent

De jolis mots incantatoires, couleurs pures

On se devine et nos caresses se volent

Toutes nos  passions  qui sages  s’affriolent

Au concert de nos baisers  langoureux

Qui se dansent  lucioles des tendres savoureux

Embrasent  nos corps de captives pulsions  ignées

Qui s’élèvent sur nos pensées suaves  pour raviver

Le mutisme de nos  ferveurs pour  se muer  folles démence

Celle de notre  amour qui enjambe l’amitié  en transe

Et nous conduit  vers nos actes charnels démesurés

 

Nos plaisirs se rassurent de tendres bonheurs

Agiles comme des migrateurs se complaisant de saveurs

En toutes ces douceurs assises sur notre bonne humeur

Nos paupières éclipsées  nous conduisent au sacre

D’un  temple des délices  qui à l’extase nous  consacre

Nous reviendrons magnanimes au calme du grand fiacre

Pour encore et encore nous mener

Nous  adorer  à l’amour des demains

Nous marcherons esseulés sur ces chemins avec entrain

En rêvant  de tous ces instants du merveilleux de nos  faims

Ö mon amour

 Seras-tu  là.

Pour nourrir  nos désirs

Au fond du doux lit

De nos actes furibonds

ƒC

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21 novembre 2017

Il était d'or

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Il était des ors, il était des masses de fer

Dans les cités perdues en  turbulences

S’entassaient sur les  tours  la substancegr

De tous les ors cachés dans leur magistère

 

Marqués par la différence s’agglutinaient

Dans ces cages de grand mépris formulés

Les masses  de fer  dans  l’oubli, rejet des sociétés

S’agrippant aux pentes d’escaliers ulcérés

 

Un  pas sur le coté, un nouveau de l’autre coté

Image des irréalités  sur des yeux bâillonnés

Aux caves de leur noir  arc en ciel des velléités

Envers  les Couronnés d’or, oh mythes de la variété!

 

Ils rap mais ils dérapent sur les convoitises

Devenir des ors de la facile   vivisection

S’accaparer les viscères  du luxueux   pourri

Trempé  au formol de ces riches  immondices

 

Dans la nuit des terreurs ils foulent la place d’élection

De cet or qui dort sur le lit des rêves d’encor

Assez ! Ne pleurez pas nous sommes : les  silences d’or

Les robins au cœur d’or, pas de vol,  seule une restitution

 

La hyène des caches attend crocs armés,  l’heure complice

Pour dévorer  la proie  d’un butin de  la grande  misère

Laisse à la coursive le petit  qu’il ne puisse trop amer

Pouvoir rogner, dent de lait, la carcasse  en prémisse

 

Ils s’entretenaient pluies  des  ors! Qui prendra les ors ?

Montent les tours, et le tour se joue  au faste décor

La misère s’enrichit  au complot  des frustrations d’alors

Quand  se gausse le profit chez les  gosses ignorant l’effort

 

Ils étaient masse de fer, devenus des ors

Caves taguées  en  nuit  palaces  des  incantations

La meuf, vomi, braquage, zinguer, ces mots à sensations

Pour entreprendre le casse  de la célébrité sans remord

 

Décaler le business  vers  les coupoles de diamant

Se déchirer le temps  au paradis du vestimentaire

Beau du plus beau qui ne connaîtra plus la misère

Les yeux  voilés  sur le temps d’hier  sans paratonnerre

 

Masse de fer  tu ne me pourlèches plus la came

Tu t’endors dans la soie de tes gestes d’ingratitudes

Te rends-tu compte de ton jeu  à nos  sollicitudes

On  t’a fait or,  et tu nous claques du regard de cet  autre

 

Aurais-tu conquis la science de  ces esclavagistes

Du modernisme  mondialiste qui sucent  notre  moelle

Jusqu’au fond de nos  épargnes pour consommer notre miel

Et nous  laisser  fardeau d’une société,  dénonciatrice

 

Fer  de ces  temps nouveaux, ton repaire social

Ériger sur une fausse bonne foi, aux monts du piratage

Que tu exploites au resto du cœur, pour ta belle image

Nous t’en prions ! Arrête ton hypocrisie  sentimentale

 

Fer  pourras-tu nous  crier toujours et encore, té le  Frère!

Te retourneras-tu, seulement pour nous  voir, tu  as trop peur

Que nous  te piquions ton nouveau business, pompe à fric meilleur

Tu nous abandonnes, sur le rond d’une  lutte de nos jours austère

 

Ils étaient des ors,  devenus masse de fer, pauvreté retrouvée

Lézardes, vieillissements  le ciel crache sur les hautes tours

Appauvrit l’usage et se meurt lentement le faste des beaux  jours

L’or se pleure de perdre son trésor, plus une seule  once comptée

 

Triste visage, enlaidie par la souffrance de perdre son statut

Désir de se fondre à la masse fer  de cette impossible fusion

De ton intolérance  à ce  sceau cireux d’inqualifiable  dévotion

Elle t’a marqué démon des viles sensations sur les cœurs purs

 

Périras-tu dans la nasse de ce monde que ta as vilipendé

Vivre le corps nu mais la pensées enrichie le  sauras-tu

Tu geins, tu te plaints, nous voilà rassuré, connaissance fais-tu !

Regarde la vermine  que tu fuyais, sois sûr, des nôtres  jamais

 

Rapace,  tu en feras encore un honneur, ton persiflage reprendrait-il

On te laissera crever gentiment pour que tu comprennes notre vie

Dis à tes amis, si encor tu en as, car tu le sais  l’or se fond  si tu t’avilis

Qu’ils doivent mieux nous tolérer  et nous apprendre à fusionner.

D’or tu étais de fer tu seras sans recevoir gratitude que tu nous volais

ƒC

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20 novembre 2017

Hommage à Arthur Rimbaud

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Révolté de l’enfance, fugueur pertinent

À l’acquis d’une reconnaissance  désespérée

Ta marche volontaire,  a  ta rime revitalisée

Sur les lignes ennemis et les mortels champs

Ton ’’oraison du soi’’ de ta défécation, rêve liant

 

Sur ‘’L’en avant’’ de ta poésie on eut souhaité

Embarquer sur ton ‘’Bateau ivre’’ tout comme toi

Aller où je voulais mais ton monde  du je sans toit

Paré de ton   suicide littéraire Qui  nous a déboussolé

De ne plus pouvoir ressentir d’autres sensations innées

 

On eut aimé  parcourir en tout sens  d’autres rimes

Celles de l’émotion quand  la beauté d’une venus

S’associe à la ‘’Belle hideusement d’un ulcère à l’anus’’

De devenir poète  voyant  d’aventures qui  déciment

Dans  l’oubli,  aux  pays lointains,  le  talent  victime

 

De ces ‘’Vilains bonhomme’’ disciples du courant parnassien

Ta révolte à entamer ce dérèglement poétique en douceur

Seul tu as la responsabilité de nous émerveiller sans pudeur

‘’J’ai seul cette parade de sauvage’’ nous dis-tu  magicien

Des mots, des vers, des rimes  des syntaxes de bon tacticien

 

Briser l’alexandrin originel,  embelli de ses  rimes insolites

Mettre le mot sur le devant da ta pensée, lui donner l’action

Allez, cachez, soyez, mangez,  buvez,  avalez, écoutez  sa sollicitation

D’un impératif nouveau à vous conduire vers son sens authentique

On s’y laisse  mener  dans de souffrantes beautés sans autre supplique

 

De ce dynamisme  enrôlé à ta poésie surgit l’âme visionnaire  féconde

‘’J’assiste à l’éclosion de ma pensée, je la regarde, je l’écoute’’ oh don !

Nous aurions aimé que tout  bijou  se fasse d’or  sur ton bon sermon

Que nous puissions,   armé de ta passion, d’être conscient, pour conquérir ce monde

Sur la marche d’un futur s’accomplissant sur notre pensée, voyante de l’onde

 

Cher ami, ils t’on eut ces  ‘’Bourgeois poussifs’’, ces ‘’Bonhommes vilains’’

Oh toi Rimbaud ! Poète contrasté, mythe ou maudit, mythe et maudit, élection

De nos cœurs qui s’abreuvent  de ta poésie, de ce  si peu pour notre satisfaction

Campons sur ta rime  beauté et que ce suicide littéraire reste éternité de passion

Pour ne vouloir  entretenir  dans notre  lit poétique que les mots de ta perfection

ƒC

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19 novembre 2017

Voleur du temps futur

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Voleur du temps futur tel se le veux  ma raison

Observer les espaces entre les espaces

Se forger des sondes révélatrices de traces

Qui détermineront  les bonnes relations

 

Courir sur le grand noir des ondes inviolées

Attendre les lumières donatrices d’images

Qui vous révèlent les vérités des  ripages

Illusions du  bien dérivé du mal instantané

 

Douanier pertinent des fuites  persécutrices

Au devoir d’étouffer les passages de l’immonde

Construit ou à construire sur notre sage monde

Pour reconvertir ces maux  en sources novatrices

 

Faire coïncider le bien demain  au bien  présent

Qui engendre le bonheur à l’age du temps d’éternité

Ne pas laisser le furibond s’asseoir sur l’anxiété

Mais  Prédire le flux des ficelles qui ordonnent bel instant

 

Ne plus se laisser conduire aux seuls mots indécents

Donner de la voix, de la rage à la couleur des cris

Pour étourdir les entêtements  sauvages  trop  épris

De leurs déraisons de cracher hargneux l’impudent

 

Constater les lésions   furieuses des passes séculaires

Comprendre les expériences de  toutes les impatiences

De vivre dans  la paix d’une  ritournelle  en jouissance

Toutes  nations indépendantes  affiliées à la  solidarité

 

Tant que nos mains seront fraîches, en notre pensée vivace

On volera ce futur pour dire et redire  l’inconséquent

Tremble!  Toi l’impertinent,  on  dévoile ta chienlit démente

Tu n’auras de cesse de crier : - Je ne veux  plus  être ce fou rapace

 

Ces mains endeuillées  du sang de nos tristes indignations

Déverseront sur vos pensées  vos immondices véreuses

Qui détruiront vos fausses sagesses au fond du poreux

Passoire des jus de la  vérité sur vos corps en sanctions

 

On gardera  pour notre  paix, traces de vos ADN de  putréfaction

Vos bouches, vos lèvres ne persifleront plus le mal

De vos langues perfides  quand les écumes de vos rages s’affalent

Sur notre surdité  qui se repose aux calmes de nos jubilations.

 

Voleur de ce  temps futur, du traumatisme on se préservera

De ces chefs gouailleurs leur discours sarcastique

On l’annihilera avant qu’il ne l’eusse émis  sympathique

Ils ne pourront plus nous gruger en leurs maléfices de scélérat

ƒC

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18 novembre 2017

Terre d'or

2017-11-17_181436-mine a ciel ouvert

 

 

Terre d’or  scrute effrayée ton étendue de rouille

Qui  se propage cancer vers les quatre points

Attisée par le  déclin,  serre rageuse  les poings

Ta souffrance enfouie la, au fond de tes  fouilles

 

Fallacieux, outranciers  envers ton originelle nature

Ils te défigurent opportunistes en rapaces démagogues

Pour destituer  les cupides,   opulents de leur  morgue

Et déjouer leur raison de ne pouvoir  se saisir du futur

 

Tremble terre, construis-toi des lisières de frontière

Saigne  des canaux de pure défense d’invasion

Que tes ennemis s’y noient débarrassés d’émotion

Tes yeux, tes grands yeux se sécheront loin de ta torpeur

 

Ne laisse pas l’étranger labourer leurs déguisées forfaitures

Et  répandre sarcastiques leur culture d’herbes vénéneuses

Terre! Tu pourrais périr  sans comprendre leur tache mystérieuse

Jeux de  leurs  virtuelles prières: Pouvoir s’emparer de ta  structure

 

Terre  pleureras-tu  demain ces trop tolérants d’humanité

Ils déchanteront de leurs dons répandus au nom de la  solidarité

Quand dans des   actes misérables ils bafoueront la bonté des émergés

Ceux qui aviliront  la prospérité dans de macabres luttes acharnées

 

Terre, terre dis-nous  que sera devenu ta substance en pourriture

Auras-tu encore la saveur de l’histoire de ces  bonheurs transmis

1)    Par les générations prodigues dans leur  passé et  sacrifié d’un  déni

De ne plus être  conscience  de ta vie,  repaît de  bonne nourriture

 

Terre, terre tu appartiens à tout ces humains  

Terre, terre, tu n’appartiens toutefois à personne

Car seule ta nature saura un jour faire que résonne

Ce mot : Corruption qui te fera disparaitre demain

Alors apprenons et sachons  te laisser vivre

 Et en complice  nous laisser vivre

ƒC

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16 novembre 2017

Je cherche ta lumière

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Je marche sur la lumière  de ta pensée

Elle fuit dans ce lointain de mon incertain

Mais je me laisse conduire  avec entrain

Car Je le sais, je m’y abandonnerai comblé

 

Au creuset de ta conscience se dissiperont

Tous les malaises, tous les soucis de vils jours

Quand je courrai fou  vers le langoureux parcours

De ta vie qui se détendra impassible à mon frisson

 

Oh lumières brises-toi, arraches-toi de l’infini

M’accoupler enfin tendrement   à ton langage soyeux

Celui où les mots s’étreignent du  merveilleux

En  mélopées  caresses sur ton fier  front ébahi

 

Et tes raies embraseront à satiété ma volonté

Au musc de ton esprit qui parfumera mon désir

Fumets d’un  grand délire sur mes sages  soupirs

Ils enivreront  mes sens  de ces voluptés ramifiés

 

Quand nuit tu hisseras de mes rêves  mon étoile

Donne-lui ce bel éclat de ces facultés affirmées

Tendresses répétées à l’abondance prompte d’aimer

Pour me diriger  sans retard au magnanime cérémonial

 

Lumière tu pourras alors rayonner dans l’univers

De notre passion  pour  illuminer  nos affables fresques

Sur ton mur  des amours nobles  aux belles arabesques

Quand se mélangent les corps avides  de soufrière

 

Ma pensée retiendra ton vol vers mes yeux de  cristal

D’où suintera une  perle  d’amour sur ton  grand cœur

Chérit là, trop fragile est elle! Pour embrasser l’erreur

De Te dissiper à l’approche d’une   abeille de festival

 

Lumière éclaire la puissance de nos cœurs

Lumière,  lumière épouse l’éclat de nos sens

Lumière engendre  nos  bonheurs sans défiance

Lumière, transporte notre passion, offre nous  ta chaleur

A aimer, fidèle à  s’aimer en nos vies

ƒC

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15 novembre 2017

Papillons de nos hivers

2017-11-15_180116-flocon de neige

 

Les hautes crêtes éveillaient les conifères

Il était temps d’épousseter la couche fière

Du vaste ciel grisé  par la suie des nuages d’hier

Les horizons embuaient les campagnes de mystères

 

Les froids papillons d’hiver s’envolèrent timides

Des hauteurs pour s’accrocher aux branches de l’air

Ils virevoltaient  sur mes joues à la cache éphémère

De ma chaleur pour se transmuer ; gouttes limpides

 

Ils s’évertuaient ombres des lumières à se rassembler

S’agglutinant  l’un contre  l’autre pour  bien s’enlacer

Sur des dos de moutons souillés  par la terre détrempée

Ils faisaient la ronde des  toits, négligeant les chaudes cheminées

 

La terre céda sa robe d’automne ; plus de  vert froncé

Elle enfila majestueuse son blanc manteau  ouaté d’hiver

Laissant place aux chemins, frises de nouvelles  frontières

Entre la plaine recouverte et la chaleur des vivaces chaumières

 

Ils déguisèrent toutes les formes dans le grand  secret

Silhouette inconnues aux airs  d’intrigants diablotins

Qui demain armeront en ludiques malices des jeux enfantins

Inerte restera t’elle ! Si vos caresses ne démaquillent sa rotondité

 

Conifères de la force des ans, tu n’en supporteras pas l’intrus

Tu te courberas pour te libérer de ce joug: des cristaux passagers

Et la blanche des cieux saura poudrer les sols nourriciers

Traîne de belle mariée pour l’épouse festive du beau  paysage imbu

 

Au petit matin la joie des enfants fomentera les passions

Sculpture de ces bonhommes de neige nez pointu, yeux ronds

Fabrique de boules  pour une bataille sympathique qui fond

Dans le creux de votre cou et vous mène à l’affable friction

 

Papillons prisonniers  des demain éphémères ils quitteront

Pour d’autres vallées leur linceul  de drapée couleur de lait

Suintement  de leur  nature, aux ruisseaux, aux rivières  serrées

Contre nos contrées pour un dernier baiser liquéfié de saison

ƒC

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13 novembre 2017

Week end d'amour

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Sur la plage miroitante des bonheurs

Ce rendez vous sentimental d’un amour

Seul au lever de l’impatient  ciel du jour

L’un pour l’autre, instant où parait l’heure

 

Week-end  de la grande passion

De cette promesse d’être ensemble

Serré sur nos corps, gestes amples

Pour nos plaisirs des  sage tesntations

 

Frappent  douces les vagues de nos joies

Sur la grève de nos suaves désirs

Les écumes se noient à nos  plaisirs

Quand  nos corps s’associent sous notre toit

 

Nos baisers aux horizons se découvrent

Montent haut dans notre ciel de la déraison

Nos pulsions s’entrechoquent d’admiration

Sur la mer furibonde qui placide  nous recouvre

 

Les silences anonymes nous prennent

Aux délices de nos vifs  transportements

Nos âmes basculent sur un monde différent

Nous ne sommes plus  réalité ; On s’aime

 

Dans nos pensées la mer fredonne de rage

Les mots que nos cœurs donnent en rime

Nous prodiguons un  déferlement  intime

Aux caresses qui  serinent  frugales ses images

 

La nuit nous piége toujours entrelacés

Nous accueille  dans la richesse  de son lit

Absorbe tous nos jours ; ces séparations d’oublis

Ranime nos vigueurs de gestes d’amour renouvelé

 

Quand le temps se presse  sur nos heures

Nous volons quelques baisers d’aimant

Nous les laisserons  demain,  fol écho  suintant

Ruisseler majestueux sur nos cœurs jouisseurs

 

Dernier instant  d’irréel quand nos corps de désengagent

Comprennent que pour demain ce week-end ne sera pas

Ce dernier sursaut d’une emprise confortable qui se débat

O doux baiser, reviens vers l’encore de ce  plus parfait gage

☼ŦC

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11 novembre 2017

A vous servir

2016-04-13_012147-poesie

 

Blessures sur le haut mur

A la taille de vos lectures

J’ai construit cet édifice

Mots serrés en complice

 

Echafaudage de mes rimes

Le vertige du beau en prime

Qu’eussiez vous tant désiré

Qui fut plus sublime qu’admiré

 

Dois-je extraire de  cette pierre

Des  vers pauvres des lierres

Ou  sculpter  ce riche marbre

Ciselé de strophes  routardes

 

J’eus aimé crépir tout  érudit

Ma poésie d’une couche fleurie

Mais vous aurai-je attendri

De ce ciment trop bien fourni

 

Mon souci, mon grand souci

Vous couvrir tout ragaillardi

D’un poème  frais de ses parures

Vos yeux émus à l’humble mouture

 

Je vous vois, je vous entends

Que dit  t’il,  quel rêve se répand

Dans la maison de sa sage  pensée

Les baies se décolorent t’elles de clarté

 

La page s’éclaire prés de la cheminée

Où la flamme de votre esprit sollicité

Brille sur la tranche dorée de ce levain

Alimente votre âme et ravive votre faim

 

Non ce n’est cela, votre esprit s’entache

De mon dîner narratif poison en marche

Fissures  de votre intérêt à ma morsure

Car mon avide  vœu  devenir maçon mature

 

Design nouveau, réaliser cette structure

Accrocher à votre  mur cette parure

Ces mots majestueux  idiome luxueux

Tableau de ce fertile de l’ambitieux

 

Compagnon  bâtisseur des ouvrages

Vous deviendrez  pour ces belles images

Enchérisseur de la prodigalité survenue

De ma main à votre contact   branchu

 

Quand d’un chauffage tout douillet

Docile  vous vous passionnerez

À tous les bonheurs  de ma tunique

Votre passion brûlera  ma panique

 

Je serai au coté de votre bel esprit

Pour recouvrer   le feu des inédits

Ces grandes joies, ces grands plaisirs

De ne pas être inutile à votre  servi

ƒC

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