Fleurs de poésie

16 novembre 2018

Hôte de ma pensée

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ôte de ma pensée

 

Hôte de ma pensée, je l’ai écouté

Sa raison sure  me parlait étrangère

Je ne comprenais  son sage naguère

De désuètes  expériences rabâchées

¤

Je ne l’ai pas laissé partir sans donner

Un petit éclat de ma mémoire attentive

Prête à être dans sa largesse inventive

Donatrice d’un  rien le  calmant sans frais

 

Ma maisonnée je la lui laisse ouverte

Sans mystère de prière en fond d’église

Il pourrait ardent  à son aise sans éclipse

Communier à mes réflexions disertes

¤

Hôte il a visité serein toutes mes  rêveries

Insensées rêveries de sages  mutations

D’une morale accrochée aux situations

Des mauvaises lectures de mon esprit

¤

Hôte il restera  sur mon estime très haute

Passager de ma vie éprise  de gentillesse

Quand ma morale lui mandera sa politesse

Pour que demain à ma porte il soit l’hôte

¤

Alors il foulera à nouveau ma demeure

Pour y retrouver les joyeux  souvenirs

De ma pensée sur les chemins du sourire

Quand nos esprits s’ensoleillaient  rieurs

¤

Peut être qu’un futur transport me mènera

Vers son esprit ouvert à mon bon  endroit

Et qu’il m’accueillera grand hôte de droit

Dans sa pensée où se re posent  nos  férias.

ÿƒC

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13 novembre 2018

Décembre austral

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Décembre austral

 

Décembre austral, les premières sueurs

Perlent  sur les corps qui paressent

Sous les grandes ombres en joliesse

Des feuillages traversés de saveurs

¤

Dans l’Ile aux sommets  volcaniques

Du nord au sud, de l’est  à l’ouest

Les paysages engrangent leurs richesses

Camaïeux nuancier du vermeil flamboyant

¤

Les letchis à la peau tressée  rutilent

Offrant  au passant le suave  parfum

De leur blanche chair au suc divin

Qui étanche votre soif d’un besoin utile

¤

Majestueux, pompeux  le flamboyant

Laisse  tomber ses premières larmes

Fleur d’hiver qui flamboie  au  parme

De ses flammes, lac du velouté  sang

¤

Dans de petits recoins, agenouillé on prit

Un Saint Expédit  blottit dans sa niche

Entouré de chiffons flamboyants et  riches

Du rouge de la  passion que l’on se bénit

¤

Et la haut, tout la haut, plaine des sables

Qui admire  le cratère Bory d’où coulera

La coulée de laves aux spasmes  en féria

Flamboyant sur les pentes du flanc instable

¤

O Reunion! Généreuse Ile! Ton  corps transpire

D’un arc en ciel flamboyant  sur le monde

Et ton séga enflamme les cœurs qui fécondent

Les roses du rouge  passion  qui vous  inspirent

ÿƒC

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12 novembre 2018

Sentinelle de charme

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Sentinelle de charme

 

 

Sentinelle de charme, âme dentelle

Sur ma courte vie sévère  tu sautilles

Quand mon loup rusé me houspille

Traître vorace, du haut de sa citadelle

¤

Dans le silence parfait d’un sourire

Tu  viens sage en quête de ma santé

A tes mots rassurés au vent je renais

D’un nouvel appétit pour me rétablir

¤

Avide  attentif à tes généreux  conseils

D’humain  prudent, caressant les maux

D'un diagnostic  aux pièges infernaux

De la sourde maladie que tu surveilles

¤

Ta main experte traque le doux diabète

Quand la sulfureuse piqûre l’admoneste

Et la fleur douce de tes doigts manifeste

Une gentillesse sur  ma douleur blette

¤

Tes mots sont justes, comme est ta passion

A tes matins, à tes soirs prés de tes malades

Ton métier n’est pas amère, une belle ballade

De ta riche beauté, au luxe d’une sage raison

¤

La sonnette tinte et tes pas gais se pressent

Ta tendresse affole le haut taux de  glycémie

Il se réfugie brûlé  au grand fond d’un oubli

Et ton geste précis apaise notre folle détresse

¤

Je vais devoir reprendre mon sérieux  destin

Doux souvenirs des câlins de tes bons soins

Je ne reverrai plus ceux-ci aux beaux matins

Quand ma dextro je ferai, oubliée de ta main

ƒC

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08 novembre 2018

Le scarabée et la fourmi

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Le scarabée et la fourmi

 

 

Un Scarabée pique prune rangeait le désordre

De son habitat de la rue des bons châtaigniers

Il y avait tant et tant de raretés  qui y  trônaient

Qu’il n’avait jamais osé y mettre  le bon ordre

¤

Il se répandit dans la belle contrée des arbres

A touffes que le Scarabée pique prune possédait

Dans la trogne  une oeuvre d’art  bien cachée

De valeur inestimable, objet du  grand palabre

¤

Une Fourmi blanche rebelle dans sa colonie

A l’égoïsme soutenu par une tentation ardue

Se mit à rêver de posséder cette oeuvre perdue

Pour la revendre d’un bon prix à son sain profit

¤

Elle s’enquit de rejoindre le Sieur Scarabée

Se présenta  à lui altruiste et  de conversation

Engagea la parole : « Dans quelle condition!

Vivez vous mon ami, je vous sens bien fatigué»

¤

-       Serait ce la rudesse rêche que vous déployer !

A votre ardeur qui vous cause tant  de souffrance

Soyez sage! Je puis vous aider à votre décence

Altruiste je saurai vous débarrasser avec amitié

¤

Le Scarabée  fort  content de cette aide fortuite

Demanda à la fourmi  le pourquoi de son attitude

Celle-ci starlette de la comédie  dans sa certitude

Lui dit: - L’amitié ne peut avoir que bonne estime

¤

Dame   Fourmi  revint le lendemain accompagnée

D’un bon expert des antiques objets détroussés

Ils vidèrent  le vieux grenier de ses trésors signés

Ne laissant là, bien rangé que le menu fretin cassé

¤

Le débarras malveillant  fut terminé  promptement

Et le Sieur Scarabée pique prune fut  tout surpris

De voir son grenier vide  dans tous ses coins,  ravi

Il s’anoblit d’un merci à  Dame Fourmi s’en retournant

¤

Les mois passèrent  puis  un jour le  Sieur Scarabée

Se souvint qu’il possédait dans son grenier une pièce

Héritée d’un de ses aïeux et  déposée par sa nièce

Toile rare était t‘elle,  que jamais on ne l’avait déballée

¤

Seul portait-elle, le sceau passé de cet aïeux signé

Sur la pelure de son huile léchée  à belle  teinte d’or

Et un jour de bel été Sieur Scarabée  vers le  dehors

S’en alla visiter sur la place les toutes riches antiquités

¤

Il y trouva en bonne place la pimpante Dame Fourmi

Qui  vendait  quiète une  rare toile, à la  signature d’or

Il la  reconnut certain, d’être celle de son aïeux  mort

Il s’empressa de vouloir prendre à son compte le délit

¤

Dame Fourmi blanche  placide  et forte en  son bon  fait

Lu répliqua : Mon cher étourdi Scarabée, vous ai-je lésé

Je ne vous ai  volé, aisé vous m’avez,  fatigué  mandé

Et Vous aider fut de donner, bonne  raison à ma moralité

¤

Ne vous fiez pas à ceux qui vous feront  un jour présumer

Qu’ils agissent  uniquement pour votre principal  intérêt

Leur égoïsme les rend perfides dans leur véreuse volonté

De vous ruiner, voleur stoïque de votre confiance assurée.

ÿƒC

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07 novembre 2018

Je ne ferai plus escale

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Je ne ferai plus escale

 

 

 

Troublé par le monde de l’amour génial

Je désirai faire un voyage sans escale

 

J’imaginais sage les beaux horizons

Les yeux enfouis dans mes valises

Engoncé dans mes vieilles chemises

Je rêvais du monde de la déraison

 

Je suis parti  vers un lieu  sentimental

A l’heure du bonheur j’y ferai escale

 

Sur une route lumineuse j’ai flâné

Les roses veloutées caressaient suaves

La peau de mes yeux  sans entrave

J’en  ai  touché   des beautés affriolées

 

J’allais conquis baladin au cœur amical

Vers la joie posée d’une nouvelle escale

 

Le soleil brillait haut,   guidait les oiseaux

Vers le nid de leurs couvées amoureuses

Et mon âme s’affolait en pensées heureuses

A tire d’ailes s’avançait la bonne saison

 

Le bleu de l’azur illuminait le grand  chenal

J’accosterais au port de l’extase; Belle escale

 

Sur le fleuve de la béatitude une altière sirène

Visage pur comme un  limpide cristal d’orfèvre

Déposa sur mon cœur son empreinte de fièvre

Que j’abritais dans mon féerique palais de reine

 

J’accédais aux merveilles  d’un amour  idéal

Je me devais de profiter de la clémente escale.

 

Je ne repartirai plus j’ai emménagé

Avec la fidélité d’un cœur jamais rassasié

Que je ne puis plus oublier

Je l’ai aimé

 

Encor et toujours je l’ai aimé

Pour ne plus le quitter

Je lui ai promis passionné

 

Qu’en son port je  resterai amarré

A l’ailleurs je ne ferai plus escale

 

ÿƒC

 

 

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06 novembre 2018

Ô toi l'accent

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Ô  Toi l’accent

¤

Accent quand attentif  je t’entends

Tu gambades sur toutes les nuances

Des gracieuses voix de Provence

Qui chantent un  gai  langage rutilant

¤

Tu chapeautes heureux le bel E rassuré

Qui se pare fier  d’une inflexion en flèche

Quand sèche ne sera jamais seiche

Pour me donner la  raison du son  sensé

¤

Circonflexe tu  n’es pas cet  artificiel

Chapeau oriental sage qui  parade

Sur le chemin d’une  saine ballade

Car tu allonges le pas de ta  voyelle

On mettra l’apprêt après

 

Aigu tu voudrais te montrer excessif

Pour piquer d’un son strident la pointe

De ce  minaudé E  en crise de vile peine

A ne pouvoir seul, assuré  d’être intensif

A rennes je n’ai vu d’arène

 

Toi,  le grave  privilégié qui tutoies haut les voix

Ils ne peuvent se passer de ta présence

Et les noms propres s’affolent  à résidence

De ton absence en leur  toute bonne foi

Je suis prêt pour l’à-peu-près

 

O bel accent!  Tu n’as point d’inquiétude

Comment te faire disparaître dans l’inconnu

Quand tu procures le sourire dans les avenues

D’un monde joyeux  jouant avec  ta mansuétude.

Accent éphémère tu ne peux ne pas être

ÿƒC

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04 novembre 2018

Le député et ses détracteurs

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Le Député et ses détracteurs

 

Par un après midi  ensoleillé de la fin du bel été

Dans le  parc ombragé du petit pavillon blanc

Se reposaient assoupis  sur la pierre des bancs

Quatre quidams qui de long  temps se connaissaient

¤

L’un avait été député à l’assemblé; Il y légiférait

Homme  rude, sévère à la tâche sans concession

Il n’avait de droiture  que sa vigilante conviction

Ne pas craindre le larmoiement  de la pauvreté

¤

Soudain sur son banc il fut pris d’un brutal malaise

Et son grand âge lui enleva le prestige des jours

De sa faste faconde et à son coté chacun à son tour

Vint le voir et compris que cela n’était point fadaise

¤

Vint  un doué syndicaliste au regard vif: L’entreprit

-       Alors mon cher! Souvenez-vous quand je  vous priais

D’aider nos braves  travailleurs ; Qu’avez-vous voté !

Pour les préserver leur  bonheur  que vous aviez meurtri 

¤

D’une voix nasillarde le vieux député usé chuchota

-       Je te comprends mon ami mais que veux-tu ton combat

Plein de raison  contrariait  en son sens ma gaie fiesta

Vaillant as-tu été pour les autres, le sujet n’est plus là¤

Aussi laisse-moi  partir;  je comprendrai sagement  ta raison

 

Un patron retraité s’approcha,   attentif vint prés de lui

-       - Vous voilà moins gouailleur!

-       En ce jour suis-je soumis

A la  superbe de vos lois qui  m’ont  ruiné à façon

Comment entreprendre de  t’aider maintenant, crois-tu !

Que je puisse t’accorder le bénéfice de ma riche bonté

 

Dans un soupçon de vie le vieux député se permit fatigué :

-       Je te comprends! Qu’il fut dur d’accepter toute les vertus »

-J’avais compris toute ta force à me combattre à ton prix

Mais le bénéfice toujours se partage, il y a toi et les autres

Ceux, c’est vrai les avantagés heureux,  les bons apôtres

Merci !  Laisse moi périr, je ne puis  point avoir de remord

¤

Délaissé par les autres, un ancien brigand libéré le reconnu :

-       C’est ta loi qui  a laissé au juge,  de sévère me condamner

Peux- tu te souvenir! Du grand mal qu’elle m’a d’aise infligé

Tant d’années de prison ont bafoué intransigeantes ma santé

¤

Le vieux député s’étouffait et dans un dernier râle empreint

D’un éclair de lucidité s’exprima dans une faconde dernière

-       Non surtout pas toi! Ma loi t’a permis d’être dans la lumière

Quand moi je vais rejoindre le noir, tu ne devrais être plaint 

-       Non! Surtout pas toi car ton  mal  fait n’a de comparaison

Avec la loi que j’ai érigée : l’abolition de la peine de mort

Ta sentence fut  sage eut égard à la mort qui me prend alors

Tu aurais été trop lâche pour accepter ton sort ; ma contrition

¤

Vous !  Femmes  ou hommes de prestige sachez que demain

Quand vous aurez perdu votre majesté et votre bonne faconde

Tous tenteront vils de vous juger sur vos décisions fécondes

Prises en votre  raison mais   qui auront procuré au demain

Tant de malheurs à vos congénères par vous contraints   .

ÿƒC

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02 novembre 2018

Sortie de mon corps

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Sortie de mon corps

¤

Sortie de mon corps ma pensée noire  dort

Dans la nuit de la lune noire sage je me dore

Enseveli visionnaire   sous de grands  rêves

Cheminant accompagné  d’aise sur la drève

¤

Mon âme évite toutes images prémonitoires

De ces autoritaires cauchemars assommoir

Refoulés en masse indigne  sous ma fenêtre

Dans la peur que mon esprit  ne puisse  être

¤

Dans un riche monde emmuré de joies saines

Quand la force fière et fidèle  du grand  chêne

Occupe mon esprit émerveillé  sur la scène

Des jeux de la vie flash  en prodigue mécène

¤

Je me vais hardi  hors des serviles  frontières

Où les tentations sortent attentionnée  l’hiver

De la cache empoisonnée  de ma sage timidité

Pour m’emporter au  pur d’un nouvel  insensé

¤

Et se batifole persuasive  une étrange pensée

Qui se faufile entre l’espace libre  des murets

De ma raison assoiffée  en sa bonne  demeure

Quand le  temps  se joue à l’échec du malheur

¤

Et le paysage des douces  campagnes florales

Se déverse pour accompagner au soin amical

Les menuets amoureux des belles  hirondelles

Qui s’entrelacent en de gentillets  baisers charnels

¤

Le soleil enflamme d’or  du  luxe de  sa  lumière

Les amours engendrés  sortis des arides déserts

Pour s’abreuver prompts  aux flammes bénéfiques

Rutilantes  flatteuses sur d’ardents  coeurs chics

¤

Ô que nenni ! Ne repartez pas  suaves visions

Ne quittez pas ce paradis vers le silence des ions

Qui se perd dans  de morbides  traces illusoires

Quand au matin se  larmoiera ma réalité du noir

¤

Je parcours sur ce monde une route trop  virtuelle

Qui m’encourage à revivre au soir le faste  naturel

Je voudrai au fond troublant de ma sourde  défaite

Retrouver endimanché mon amour  criant à son faîte.

ÿƒC

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01 novembre 2018

Abrasive haine

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Abrasive haine

 

L’abrasive sotte haine

De ma trop triste peine

Tourmentée là s’entraîne

¤

Dans un répugnant  local

A l’apparence  bancale

Où j’attends le chacal

¤

Il est là au bord du rivage

De ma miséreuse  rage

Qui intolérante s’engage

¤

Sur les infâmes chemins

De mon instinct bien  malin

De crier contrefait  sa faim

¤

D’un brin impur d’iniquité

Pour la bonne chose jugée

Dans la baveuse  morosité

¤

Revenu au trait  du  portrait

De mon esprit sur le retrait

Loin de ses mauvais attraits

¤

Quand hâtive  la nature frivole

Sur  ma douce  âme s’envole

Avant qu’à l’orage  on me vole

¤

Tous les vifs  paradis arc e ciel

Captés quiet  hors de l’artificiel

Par mes sages yeux  démentiels

¤

Ils retrouvent la pure réalité

De ces bonnes originalités

Soumises à ma générosité

¤

Les belles couleurs se noient

Dans mon sage cœur sournois

S’émerveillant de son minois

¤

Et je rêve dans ma voyance

Des voyages de mon enfance

Courant leste dans la Provence

¤

Dans les champs de mimosas

Parés des joies de la fiesta

Quand mon corps se repose là

¤

Et la fleur éclose soudain me rie

Me tend l’azur dont elle se nourrit

Quand  la pleine nature  me chérit

¤

Ma bonté alors avantagée se renaît

De ces mirifiques vrais instantanés

De ma pensée jouxtant l’imaginé.

ÿƒC

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31 octobre 2018

Ne juge pas celui

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Ne juge pas celui

 

Si tu vois quelques gens dans la difficulté

Ne crois pas pouvoir  saun te sauver de misère

Car sauras-tu sauter   en profonde rivière

Si t-y attends danger : Un  crocodile rusé

 

Ne penseras-tu pas qu’il vaut  mieux l’après

Quand de cet  animal  là tu penserais leurre

Mais non à son luisant  dos rentrant en  demeure

Pour te laisser endroit le traverser sans décès

 

Alors fait toi raison  ne  juge pas celui

Qui se trouve  gêné devant une imposture

Laisse ta gaie pensée trouver son point d’appui

 

En  sachant  vérité tu auras la  mesure

De ce que tu pourras  échanger  du délit

Ta   perspicacité annihilant  morsures

ƒC

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30 octobre 2018

Un mors me dévore

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Un mors me dévore

 

Un mors me dévore

Crache son venin

Sur mon corps qui s’endort

L’absorbant en vils câlins

¤

La fièvre dépourvue de rêves

Brûle toutes mes saines pensées

Suintant de malice sans trêve

Au grand noir de ma sincérité

 

Des soleils migrent; O éveil!

Enflamment mon être flamme

Quand ma  torpeur s’éveille

Et me jette aux fièvres partisanes

¤

La grimace revêche se pâme

Sur mon regard de bagnard

Forçât d’une souffrance d’âme

Elle pleure sur l’acte ringard

¤

Un volcan brutal se déchaîne

Laves de sueurs; perles dévalant

Sur la suite de mes jours de peine

Quand mon corps se tord tremblant

¤

Au loin des luxuriantes lumières

Aboie la grande peur du néant

Et des yeux s’ouvrent à une prière

Pour fermer ce noir malfaisant

¤

Une piqûre susurre une luxure

Au chaud dément qui se défend

Il plie son drain à la dure brûlure

Et s’étourdit las au vil tourment

¤

Transpire mon corps pour survivre

Respire mon âme sur tes  pensées

Les jours nouveaux du temps ivre

De ta vie ils  surgiront comme au passé.

ƒC

 

 

 

 

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29 octobre 2018

Blouses blanches

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Blouses Blanches

 

 

Blouses blanches, aux pas pressés

Leur piqûre souriait à ma pensée

Et d’un geste précis ; très aimable

Il chatouillait ma main serviable

O virus ! Attention à l’archet!

 

Leurs yeux scintillaient de bonheur

Pour donner dans la bonne humeur

Ce  bien irradiant la peur muselée

Que le malade au vil dessein rejetait

O virus ! Attention respect !

¤

Leur âme caressait mon fragile esprit

Pour le soutenir dans mes rêves précis

Décor du passé où se baladait ma santé

J’en buvais le remède de mots déposés

O virus ! Attention sûreté !

¤

Belle infirmière tu cognais sur ma porte

Petite ou grande; sirène fluette ou forte

Tes mots réconfortaient mon impatience

Et ton protocole exprimait ta sage science

O virus ! Attention danger !

¤

Il est vrai, protégé je me sentais si bien

Tu gardais mes douleurs comme ce chien

D’aveugle fidèle, veillant  son bon ami

Ta patience rongeait à jamais mon ennemi

O virus ! J’ai conté ton décès.

ƒC

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28 octobre 2018

Placide canal

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Placide  canal

 

Le large canal placide  batifolait dans la campagne

Reliait la Marne au Rhin comme deux sages amants

Sur les chemins de halage les chevaux de trait luisants

Tiraient dur la péniche de bois  vernis: ‘’Charlemagne’’

¤

L’équipage s’arrêtait au vieux relais et se reposait

L’animal et son valet à la pauvre allure dépenaillée

Se tombait  dans la paille tiède d’une écurie tannée

Elle souffrait de  recevoir  ses hôtes trop  fatigués

¤

Sitôt retapé, l’homme servile changerait de bête

Il parcourrait le prochain bief jusqu’à l’écluse

Celle de Varangéville où les manœuvres qui usent

L’attendaient; le laissant grogner seul dans sa tempête

¤

Mais la modernité à chasser les chevaux de trait

Pour faire grande  place au vert tracteur de fer carré

L’électricité a remplacé l’énergie des chevaux frais

Que l’unijambiste relie de sa canne flexible déroulée

¤

Accroché la haut sur la ligne le cordon ombilical

Nourrira dans son voyage d’une force phénoménale

La machine qui ne reliera plus la vieille écurie ancestrale

C’est  là que je suis né d’un lendemain  sentimental

¤

L’écurie cette ogresse a bercé les premiers ans de ma vie

Le drapée de l’usine nauséabonde nous enveloppait servi

Et assis sur le plancher  de terre je n’apercevais enfoui

Le plafond de mon fortin se cachant à mon regard soumis

¤

Cathédrale de prières dressées à l’austère thème astral

Que ma mère acquit un grand jour  d’oracles  de bohème

La brave femme vivait les sereines vérités du bon thème

Votre enfant gravira les temples de la richesse morale

¤

Le poêle de bois consentant, chante ses flammes scintillantes

Lumineuses dentelles  chargées d’oriflammes vacillantes

Qui transportent sa chaleur sur un corps collé à l’entreprenante

Pour s’accoquiner au doux plaisirs d’une vie  intransigeante

 

Quand le soir sur le rideau séparant l’unique pièce délabrée

Les parents en gestes mystérieux jouent aux ombres chinoises

Les râles ; les cris  courent sur mon cœur qui soudain croise

Ma terrible peur et je m’emprisonne maudit fœtus  recroquevillé

¤

Un jour de mai j’ai laissé seul  le canal à sa  grande destinée

Mes souffrances il les a gardées aux abords d’une patte d’oie

Il coule, il file je ne l’ai plus revu dans la tradition de ses joies

Quand se naviguaient les péniches aux marquises enjouées.

 

C’était au temps d’hier

Que  présent a perdu

Quand   futur l’oublie

ƒC

 

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27 octobre 2018

Une meute de chiens et le Spitz royal

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Une meute de chiens

 

Une meute de chiens, l’échine couleur de tout poil

Déambulait  placide et attentive dans la grande cité

Chaque jour, dans les étages au bas des escaliers

Trouvaient  pitance dans  le  restes des poubelles

¤

Un jour de promenade, par un beau temps s’en allèrent

Hors de la cité dortoir et à l’horizon du loin aperçurent

Au détour d’un fleuri,  une grande maison de maître sûre

Qu’occupait un royal  Spitz respirant sage  de bon flair

¤

Le Spitz batifolait dans les allées, bien joufflu et  repu

Il les aboya  pour les éloigner de sa niche de bon  riche

De l’amour inéluctable  de ses bons  maîtres fétiches

Qui Lui  prodiguaient  assidûment mille soins  assidus

¤

Il toisa le chef de la meute, tête bien haute et lui dit :

-          De votre élégance vous n’avez point place par ici

Votre mauvaise  éducation est bien trop irréfléchie

Sauriez-vous  un jour de  grâce dire  un bon  merci ?’

¤

Fâché et coléreux le chef de meute inquiet  interpella

L’ensemble de ses congénères peureux: - Retournons !

Dans notre quartier, en groupe  nous en discuterons

Laissons ce nigaud  en sa  faconde on l’entretiendra

¤

De retour sous les escaliers, envieux  du Spitz on décida :

    Le bâtard pouilleux, battant la queue dit : - Etablissons !

Produisons un projet que nous conduirons tous  à l’unisson

Qui nous guidera joyeux vers des jours mirifiques de fiesta

¤

Son projet fut accepté unanimement sur un ton  précis

L’on détrônerait du plus gai savant  à  l’impact  malin

Le Spitz,  du gîte et de ses bonheurs  serti de  bel airain

Et la convoitise futile n’eut  d’yeux que leurs viles envies

¤

Ils vinrent en meute conspirer dans la demeure isolée

Se répandirent dans la l’immense cour surprotégée

Et firent mille manières aux maîtres qui  trop excédés

Les repoussèrent  indifférent à  leurs fausses  bontés

¤

Le lendemain n’ayant encor conclu le trop bon projet

Revinrent comme si de rien n’était,  à  la bonne  portée

Des maîtres qui avaient décidé de s’en débarrasser

Ils posèrent des pièges à loup dans toutes les allées

¤

Plusieurs d’entre eux furent piégés ; Ils s’enfuirent aboyant

Dans  cet autre monde, loin du Spitz qui serein savourait

Dans le coin de sa riche niche cette  juste et digne réalité

A la pauvreté il n’eut jamais  volé un bonheur rayonnant

¤

Le reste de la meute désabusée s’en revint tout chagrin

D’avoir cru qu’un projet insensé pourrait se réaliser

Il n’avait pas imaginé que certain d’entre  eux seraient

Occis de leur bêtise sans autre avantages que le dédain

¤

Avant de suivre les faiseurs de bon projet, méditez

Oui! Méditez sur sa  faisabilité et jamais ne suivez

Ceux ou celles qui ont pour objectif   leur pervers intérêt :

Celui de la convoitise d’un  bonheur  ambitionné

 Dont le risque caché est trop dépravé

ƒC

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25 octobre 2018

Les yeux clos

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Les yeux clos

 

Les yeux clos sur le vaste spectacle

Grand écran de la vie, voilà l’oracle

Ma pensée s’assied dans la générosité

Pour saisir les images de la  réalité

Que le spectacle commence ;  rideau !

¤

Zeus néant, il fut un jour premier né     

Se naquit la matière: Pierre atomisée

Les astres, les astres qui s’entassent

Forment du faste univers la  masse

Planètes! Dansez à la saga du temps

¤

Les couleurs s’en vinrent du noir étonné

Du vermeil luisant des énergies ignées

Psalmodiant des arcs en ciel en fusion

S’illuminant d’un bleu azur d’élection

Terre multicolore; engrossant les espèces

¤

Images fastueuses ; Parade des diversités

Chaîne de la sage transformation régulée

Famille des microbes; des poissons, reptiles

S’associèrent au bipède animal, trace subtile

De l’évolution engendrant innée l’homo sapiens

¤

Temps heureux où l’intelligence supplanta

Le vieil instinct dépourvu de belles férias

Il fut ainsi que les couleurs du bon savoir

Des choses appartenant au réel, de devoir

En appelé l’un,  celui de notre ignorance

¤

Et l’homo sapiens devant son pur mystère

S’agenouilla pour appeler tout fait austère

Le qualifiant de Dieu, source de ses lacunes

Impénétrable science désacralisée une à une

Laissant sage en jachère  l’originelle énigme

¤

Dans ton ignoble méconnaissance d’humain

Toi l’être intelligent ne te laisse pas croire puritain

Que tu ne vis pas pour cette terre qui te porte

Dans sa nature  colorée et riche qui te supporte

Quand tes bonnes manières sont pour l’au

 

 

Tu te demandes pourquoi l’arc en ciel en ce jour

Pour vrai disparaîtra au  triste dernier grand tour

De l’univers se perdant dans un néant possessif

Mais regarde! La nature te parle : Visage pensif

Il fut l’origine, il sera une fin, telle est l’exclusive loi

 

Alors non !  Ne rêve pas d’immortalité

La science voudrait te le faire imaginer

Mais ne pense qu’à vivre lucidement

 L’heureux de ton  temps présent

ƒC

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24 octobre 2018

Défends-toi

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Défends-toi

 

On était âme blanche

A ce que l’on sache

Pas un jour au fond d’une cache

Sans un guet dans les recoins

On était témoin

Dans ces moments délicats

On n’était pas chat

Quand retombant sur quatre pattes

On s’évadait en hâte

Pour ne pas compromettre l’au-delà

Dans ces moments de fiestas

On y jouait un concert de bonheur

Pour que chacun en profite des saveurs

¤

On état âme grise

Dans ces moments de tristesse

On n’avait pas la paresse

Pour relever toutes les  sagesses

Jamais découragé comme une hyène

On revenait sur les couennes

On retroussait nos crocs de haine

Pour pourchasser les idées manichéennes

Sur les vastes nuits de nos esprits

Qui crachaient la foudre sur les délits

Et brûlaient des colères inassouvies

Dont les fumées léchaient les âmes

De ces êtres pervers; couchés contrits

Sur leurs pleurs nous laissant croire

Que rien n’était à voir

¤

On devenait âme noire

Quand le serpent vénéneux siffle

L’arbitraire et  vous assène une gifle

Que l’on enfouira  au grand fond

De  ces cœurs absorbant mille jurons

Pour couver des bontés  aux jardins

Quand se fleuriront beaux matins

Et que des yeux rieurs eussent chanté

La tempérance, la tolérance en transe

D’une vie louée en jachère à la déviance

De ce mal  fait organisant mos souffrances

On implorera un sage pardon à l’errance

Mais le vil saura t il! Abandonner  sa gérance

 

Peut-on devenir âme noire!

A ne pouvoir apporter un paysage lucide

Aux mécréants n’acceptant les joies licites

Tenaillés par la culture de tous les maux

Qui s’engendrent sur le grand écheveau

Des images viciées d’un monde impossible

Se gavant de visions de la haine indicible

Animal à l’instinct vorace de proies  faciles

Prêt à les nourrir de tous les vices serviles

Qui vous décharnent de la réalité du bien

Lambeaux de la pauvre morale du vaurien

Qui se faufile comme un virus insatiable

Dans les veines  des faibles démobilisables

Au devenir d’une poussière d’âme noire.

 

Le veux-tu ! Défends –toi

Oui defends-toi

Dans ce monde de rapaces

Pour garantir ton bonheur

Qui ne  se peux vivre

Qu’au sain de ta réalité pure

ƒC

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23 octobre 2018

Sage saga

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Sage saga

 

Sage saga d’un matin aisé

Je pose mes petits baisers

Sur tes yeux d’azur demi  fermés

Ton rêve charme rayonnant

Mon sain  bonheur ruisselant

¤

Il m’entraîne usant d’un violon

Là, où les pailles-en-queue font

Sur les rocs purs leur nid rond

Et serrent leur avenir d’amant

Contre leur amour éperdument

¤

Les saisons égrènent les élans

Quand la cigogne pose au vent

Des nouvelles pour les amants

Les menant au  doux paradis

De la passion des baisers sertis

¤

Rêve!  Ma fée, image magique

Aladin du transport énigmatique

Echange  nos chagrins cycliques

En joies saines de gaies séductions

Ourlées à l’azur de notre satisfaction.

 

Rêve, rêve

Laisse passer le temps

Il te mène vers le  réel passionnément  

CF

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21 octobre 2018

Une souris grise et une souris blanche

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Une souris grise et une souris blanche

 

Dans la grande cité habitaient deux souris

Une sage souris blanche de  belle frimousse

Une intrépide souris grise  pas toujours douce

Elles étaient depuis longtemps de sûres  amies

¤

Un jour Dame souris grise vint en bonne visite

Chez Dame souris blanche et aimable lui confia

-       Je crois que bientôt je devrai arrêter la fiesta

Je dois mettre bas six souriceaux, cela me dépite

¤

-       Je te sais de bonne volonté, toujours charitable

Comprendras-tu que je puisse les élever sains

Dans ce logement d’un réduit bien trop malsain

Aurais-tu solution pour m’aider à l’impensable

¤

La souris blanche émue devant tant  d’affliction

Ne pu qu’intercéder à cette demande intéressée

Et proposa : - voilà !  Tu pourras un mois te loger

Dans mes appartements avec ma bénédiction

¤

La souris grise heureuse de sa comédie  s’installa

Elle ne chercha d’autres lieux, économisa sa fortune

Quand Dame souris blanche lui demanda en infortune

Le jour de son départ,   l’autre  fâchée s’emporta

¤

« Comment! Mes nouveaux nés n’ont pas l’age

D’assurer seuls leur grand besoin, comment faire?

La souris blanche toute attristée de cette affaire

Répondit:- Je vous garde, gage  d’être bien sage

¤

Je me vais dans ma petite résidence secondaire

En attendant que vous puissiez quitter ces lieux

Dans les meilleurs délais et  me payer au mieux

Je vous laisse seule dans mon bien salutaire

¤

Des années passèrent,  la souris grise enrichie

N’avait toujours pas quittée les lieux  squattés

Dame souris blanche découvrit un soir attristée

Sa résidence secondaire sous les cendres ternis

¤

D’assurance n’eut point contracté, se trouva ruinée

Elle partit récupérer vive avec Dame souris grise

L’appartement qu’elle lui avait un jour sans emprise

Altruiste loué pour préserver celle-ci des vils méfait

 

La souris grise placide  la toisa et lui demanda

-       Pourquoi vous rendrai-je ce lieu, pouvez vous ?

A juste titre me réglez son loyer et voyons qui de nous

Aura avantage à le conserver sans  certificat de propriété

¤

Que ne vous dois-je rien, si ce n’est un grand merci

De votre bonté, maintenant,  le mal est  fait, il est temps

De nous séparer, de probité je n’ai, si je vous entends

A pleurnicher sur votre sort qui ne m’a point contrit

¤

Veillez à ne point faire  offre de bonté  trop facilement

Des âmes sans conscience, sans morale, sans raison

Vous feront  regretter la passion de votre abnégation

Agissez avec prudence avant d’être dupé  sévèrement

ƒC

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18 octobre 2018

Sur la mer sévère

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Sur la mer sévère

 

Sur la mer sévère un pluvieux jour d’hiver

Au plus profond du fond des grands fonds

Le démon a  rendu muet le fragile  timon

Coulant vers l’enfer la fragile  coque de fer

¤

Les hommes fiers  de courage dans l’orage

De la fronde cinglante;  Vile mer qui gronde

Et abonde sa colère vive qui revêche tonne

D’outrages maléfiques sur son  bel entourage

¤

Vos prières au noir de votre dernier repaire

D’une  plongée au violent mystère compliqué

Se sont dilués humbles dans les flots inquiets

Quand la vipère à l’écoute vous a prise amère

¤

Votre sagesse aisée a soutenu votre  hardiesse

D’un immense devoir de soudain vous entrevoir

Happes par l’espoir et serein vouloir encor croire

Qu’au calme irraisonné  le navire se redresse

¤

Obligeante mer, amante  de fort  tempérament

Ils  t’ont choyée des caresses de leurs pensées

Quand sage adorée tu les menais de bon grés

Aux  profondeurs intransigeantes des courants

¤

Séjour au  berceau éternel, douceur maternelle

Tu leur garantis  le repos au grand lit de tes flots

Dans la gloire d’un flambeau, débarrassé  de tes maux

Sur la passerelle du paradis ils se hissent fraternels

¤

Ils sont fiers du clairon contant leur mémoire du fond

Qui les érige au  haut sommet du mérite qui exige :

Des hommes prodiges de leur courage ; Il exige

Une volonté de tâcheron; taillant  ces doutes poltrons

¤

Votre fortune ! Le souvenir vivace de votre infortune

Nous le garderons près de nos vies trésor de survie

Notre survie ! Pour garder vive la flamme de vos esprits

Dans nos pensées restées en lutte avec la pleine lune

 

Cinquante deux Hommes

Quittèrent la rade

Un matin de janvier

A quai

Jamais ne revinrent

Cinquante ans déjà…

 

ƒC

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17 octobre 2018

Fans la rime des flots

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Dans la rime des flots

 

 

Je vis dans l’ivresse

Toujours sans paresse

Pour saouler mon hardiesse

Et extirper avec délicatesse

Mille mots de tendresse

A la rime de la poétesse

Buvez, buvez  la  joliesse

De ce nouveau cru de déesse

C’est un don de pauvresse

Qui riche de mots d’altesse

Vous apportera ma sagesse

¤

Mille, mille mots

Qui ne sonnent faux

S’élèvent vers le haut

De l’esprit des bedeaux

Qui  recherchent le beau

Dans la rime des flots

De ces quatrains au barreau

Des  paƒCssions en faisceaux.

Qui défont en vos hameaux

Flots de ces doux  cadeaux

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