Fleurs de poésie

25 juin 2019

Désir impatient

Désir impatient

 

Mon corps tu n’es galant

Que fais tu des tourments

Que tu laisses latents

Dans mon antre d’antan  

Me laissant  là, me persécutant 

Pourquoi être vantant

De records inexistants

Et coucher ton tempérament

Dans un lit fragilisant

D’une vie de dément

Sois repentant

Crie haut au firmament

Qu’une  vie d’amant

Est celle de l’amour vivant

Que l’on débarrasse en  boutant

 Ces gestes par trop imprudents 

Du fou délit du désir impatient.

Doucement

Doucement

Prends le temps

Du consentement

©ƒC

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24 juin 2019

Rêve d'un rêve

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Rêve d’un rêve

 

 

Rêve d’un rêve

T’amer sans trêve

En tes nuits brèves

De ta lumière d’Eve

Quand tu t’élèves

Vers la saine sève

De mon esprit mendiant

Viens,   féconde dans  la fièvre

Ces instants d’orfèvres

Parfumés de  genièvre

Qui enivrent ce rêve

Pour souler mon dément

D’un voyage fascinant

Ô  mon rêve! Rêve.

Mon bonheur parachève

Mon désir en est gourmand

Depuis ces temps je l’attends

Veut-il mon doux  sentiment

Le panser de son  fou ardent

©ƒC

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11 juin 2019

Ô ivre saveur

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Ô ivre saveur

 

Source d’un  instant chaud

Se coule pureté des hauts

Le long des beaux ruisseaux

Se va par tous ses flots

Sauter, bondir en duo

Se séparent au moindre malheur

Mais revient vite au galop

Se glisser contre le dos

Du galet sans bandeau

Laissant se fuir en faux

Les dangers du fol saut

Vers la passion, ô ivre saveur

Qu’aucun  saligaud

Ne peut détruire aux vaux

De  la  belle  floraison d’arbrisseaux

Où s’éclos tronc d’un jeune amour fluo

Aux racines protégées d’un brûlot

Pour qu’amour ne se meure.

Au demain d’un piètre imbroglio

©ƒC

 

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10 juin 2019

Ô corps absent

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Ô corps absent

 

Sur mon rêve présent

Ô corps absent

De la beauté charmante

Qui cogne à ma porte délirante

Mes suppliques tu entends

Impassible dément

Qui se va vantant

Mon mérite gênant

D'aimer comme un serpent

Qui siffle  rampant

De mirifiques chants

Louanges à l'aimé indifférent

Par son silence  transhumant

Sur un irréel dépaysement

Et mon rêve tenant

Me libère défiant

De mon réel imprudent

A  vouloir inquiétant

Me rendre  cet instant

D'une absence qui m'hallucina

O ta beauté, ô ta fiesta

Je ne veux que

L’aimer, l’aimer, l’aimer

Quand sauras-tu me la  concéder

©ƒC

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09 juin 2019

Ô fête éternelle

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La fête éternelle

 

La fête est belle

Dit l'hirondelle

J'y vais à tire d'elle

Belle demoiselle

Quelle belle dentelle

Couleur mirabelle

Et vos prunelles

Couleur du ciel

Vous êtes l'arc en ciel

De mon désir essentiel

Qui ne peut vous concevoir solitaire

Courons vers les chanterelles

Nous les cueillerons en ribambelle

Chantons, dansons, l'éternel

Voyez  les sauterelles

Elles  accompagneront  à la vielle

Nos petits baisers de miel

Et les jolis  papillons, ô belles sentinelles

Nous montrerons les chemins aquarelles

Quand d’une touche  s’attellent

Deux corps au bonheur sempiternel

Couchés dans une  ferveur  salutaire

Voici l’économe nouvelle

Sage  fourmi nous interpelle

Ne gourmandez point  tout le réel

Du festif moment, n’engrangez  à l’irréel

Qu’un  morceau de saine   bagatelle

Et  laissez-vous  courir  à la fête  éternelle

Des passions  grégaires

©ƒC

 

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07 juin 2019

L'horizon

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L’horizon

 

 

Je voulais

L’horizon aller;  toucher

Ce poltron avisé

Ne fut jamais inquiet

Le saisir  il ne le voulait

Là où ces larmes radieuses

Se déversent délaissées

Loin de regards affolés

Qui ne veulent perdre aisés

Un trésor d’amitiés

Venue de sources délicieuses

Aussi  à la lumière de  mes viles pensées

Il m’a laissé

Sur son bord seul à pleurer

Au loin de l’imperceptible  mer argentée

Au beau décor  duveté

En  ces cotons d’écumes audacieuses

Qui de leur cristal m’ont chantonné

L’horizon ne te laissera pas regarder

Le spectacle des atrocités

Mes trésors sont enfouis gentillets

Aux confins de ses côtes malicieuses

Comme tous tes   pleurs privilégiés

Que j’associe à ma luminosité

Pour éclairer ces mondes prisonniers

De ces  maux que je ne puis tolérer

Quand on ne sait profiter d’une vie délicieuse

Voulant voler à  l’horizon ses chimères  facétieuses

©ƒC

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05 juin 2019

Ô beau défi

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Ô beau défi

 

Ô beau défi

Quand la perfidie

Est une chienlit

Mais que sévit

Votre âme réjouie

Quand les pauvres d’esprit

Dans l’infini

Vous oublient

Au Parallèle d’une vie

Celle dont le souci

Se veut  d’être banni

Quand moi je suis

Dans ce triste  taudis

L’invité du bal des maudits

 Et je vous le dis

Pour moi cet étant, être avili

J’en  jouis comme au  paradis

Il ne se peut qu’en être ainsi

Il est, sera, que  ma bonne  amie

Oui, C’est  la vie

Voyez-vous ! Elle  me ravie

Alors au chaque jour  d’ici

Je reprends vie

A sa peine adoucie

 N’en suis-je  point  béni.

Au fond de mon cœur gentil

Pour comprendre au mieux l’inédit

Quand je croque zestes du  bonheur

Comme un fou gourmand de poésie

©ƒC

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04 juin 2019

Braves gens

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Braves gens

¤

Braves gens mais où allez-vous

Votre temps venant se meurtrit

Il pleure sous la fine pluie

Et vos visages se crispent  comme fou

¤

Les gouttes d’eau voudraient

Sages vous déposer fraîche

Aux sourires d’un  teint de pêche

Leur lumière à l’éclat des étés

 

Mais vos saines  mains  portent

Un abri contre les rudes ombres

Qui avilissent en teintes sombres

Vos beautés sorties en cohortes

¤

Au coin là bas rachetez-vous

Une santé au soleil de midi

Dans une échoppe s’anoblit

Le rêve de vos  joies bien fourni

¤

En famille que tourne le manège

Pour enrichir un tour de bonheur

A la providence d’un peu de saveur

Pour reconquérir les rues des pièges

¤

Allez et venez au concert de la vie

La rue piétonne de vos douleurs

Résonne en faux sur vos bonheurs

Et vos désirs tremblent en vos envies

¤

Un parapluie s’envole fou au vent

Il vous entraîne à sa fête infernale

Danse imperturbable  aux langueurs frugales

Pour accaparer  aisé l’amour engouant

¤

A l’instant efficace du tendre désir

Ô  beau parapluie tu  protégeras

Ce duo intrépide  à l’intime constat

 Se délassent  leurs baisers d’avenir

¤

Braves  gens encor un  pas il est l’heure

De regagner votre nuit prés de ces bons

Rêves qui vous cajolent  sur le grand pont

Menant vers de petites rues oubliées des démons

Que  vous foulerez d’aise  sans heurt

©ƒC

 

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03 juin 2019

Le squale

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Le squale

¤

Aux grandes ténèbres silencieuses

Couchée sur un ventre pernicieux

Se dort éveillé la  merveilleuse

Puissance du squale  ingénieux

Il file très léger  entre deux eaux

Aileron pointé sur les hauts  flots

Pour retrouver l’étoile du taureau

Admirant placides les beaux îlots

La solitaire ombre plane observatrice

Veille les alentours qui aboutissent

Aux vastes contrées  consolatrices

D’une faim  embusquée sous sa pelisse

Les effluves légers d’une bonne rapine

Dévoile au requin son chemin de matines

Emoustillé par sa proie en rond se dandine

Prêt l’instant, ô redoutable dents surfines

Un filet rouge de rage fuit sur un bleu océan

Les îles se déchirent laides, pantins funestes

Les cocotiers mélangent  leur sève  au dément

L’ourlet de la mer calme se découd dans l’inceste

Ô mon esprit que t’a-t-on fait !  Pour un squale

Chavirent ta vie au trouble  du grand calme

Qui a volé fugace ta sincérité dans un tel régal

Quand ses dents croquent les saveurs de tes palmes

Ce squale on le prendra un jour dans nos filets

Ses aphrodisiaques ailerons nous les avalerons

Pour assurer notre soif de trop bonne fécondité

D’êtres sages refoulant  les requins de la malédiction

©ƒC

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02 juin 2019

Les mille

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Les mille

 

J'aimerai

Au chaque jour capter

Tes pensées

En tout ces  mille

Mille du tout

Mille du rien

Mille du beau

Mille du laid

Mille de tes caresses

Mille de tes détresses

Mille de tes sourires

Mille de tes soupirs

Mille de tes joies

Mille de tes pleurs

Quand tu fais

Sourire ma peau

Enchanter mon bonheur

S’éblouir mon désir

Comme ton bien

Et que  tes  mots jouent, rejouent

A l'amour fou  des mille.

Des Mille et une nui

©ƒC

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31 mai 2019

Alors va

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Alors va

 

La vie est trop belle

Bien trop magique

Pour fuir la passerelle

Qui conduit  à la panique

Et évite ces beautés qui chantent

Sur le mirifique ciel

Des horizons qui plantent

Des bonheurs éternels

Alors va, va

Sur les gentillets chemins

A petit pas

Participer au festin

De la vie

Quand une  belle aubade

Relève le   piteux  être surpris

Et le ceint au sein

D’une saine chamade

Où le pauvre de cœur

Au  riche esprit

Défit routes les  frayeurs

Et réanime  les amours désunis.

©ƒC

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30 mai 2019

Des mondes d'enfance

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Des mondes d’enfance

 

 

 

Rêvant les yeux dans la vitrine

De ces  belles boites colorées

Pour construire prunelles enjouées

Des mondes  d’enfance dorée

Au fond d’une  pensée intime

Une aimée  main providentielle

Un  jour d’anniversaire a déposé

Un gros paquet tout t enrubanné

Mes perçants  yeux l’ont déballé

Au Vif  le veillant, en douces sentinelle

Cadeau fabuleux du monde à refaire

Briques de vives couleurs à entrelacer

Qui s’élèvent au ciel de mes pensées

Protégées par des idées attentionnées

De vivre dans la paix du bon savoir faire

Je vivais heureux dans mon enfance

Accolé à cette paix prés des châteaux

Tous plus  beaux  que le beau  d’en haut

Ce paradis irréel que l’on me contait tôt

Au soir de ma nuit,  coin d’un rêve chaud

¤

Puis un jour est venu, petit frère au berceau

La paix au caniveau, le lego dépenaillé

De la main de l’ostrogoth,  barbare déployé

Dans la vallée de ma grande tranquillité

Et la guerre a volé mon  monde  du beau

Ma ténacité a tenté de reconstruire associé

Un monde nouveau fait au son de ma patience

Quand  mon esprit chahuté gardait le silence

Accroché à sa saine  science de l’intelligence

Mais le draine tort le mal sans partage

D’un héritage indolent qui laisse retord

La nature se pourfendre hideuse à tord

Rongeant  la  paix  qui sur l’enfant sage dort

Au calme échappant émérite au vil pillage

¤

Et la guerre, guerre perfide à ruiner nos joies

D’être frères partageant les beautés jumelles

De ce monde  que l’on rejoint à la passerelle

De nos heures d’enfance du bonheur universel

 

S’ignorant nous avons végété sous le même toit

Les châteaux, le monde  a disparu loin de ma paix

Où êtes-vous partis!  Mes bonheurs, mes plaisirs

Je voudrai vous retrouver avant  de venir saisir

Le présage  de l’explosion  d’une vie  à estourbir

Ma nouvelle vie d’adulte aux mains du pouvoir dévoyé

©ƒC

 

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29 mai 2019

Le soldat de plomb

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Le soldat de plom

Ma saine  cheminée de l’immense  univers

Laissa tomber légère sa fine suie sur l’air

Et le monde merveilleux,   étrange monde

S’endormit  so¤us la lune  dont  lumière l’inonde

Eclats de lune qui traversent tous  les pays

Béni de son luisant, le fond  des petits  nids

Pénètrent les beaux rideaux de soie  à minuit

Et se nichent dans la belle verdure d’un tapis

L’attendait là,   le vieux soldat de plomb

Depuis des ans et des ans il tourne en rond

Il a perdu la main de l’enfant centurion

Qui le menait à ces guerres de trublions

Debout   las  prés d’une colline de livres

A prendre les leçons  d’un enfant  ivre

Du bon savoir des  formes à poursuivre

Pour attaquer de nouveaux jours à vivre

Quand l’ordre impératif  se  livrait sur sa fesse

Il entendait toujours du général une faiblesse

Mon petit gars le courage est ton adresse

Sur le front  détruis- moi,  ces  viles paresses

¤

L’ennemi venait mettre en charpie son rogeron

Belle munition aux  quatre heures des leçons

Et j’interpellais  au loin,  moi le soldat de plomb

-       Mon petit gars le courage est un vrai pardon

Quand la lune mis le premier pied sur le jour

Le soldat de plomb gravit l’édredon balourd

Qui se laissa encercler  en un seul petit tour

Puis attaqua le sursaut d’un rêve trop lourd

L’ennemi le jeta de son indolent  corps diabolique

Derrière les contreforts d’un grand  lit  aphasique

Dévalant le pentu, entendit une voix emblématique

-       Le vrai  courage mon gars n’est pas empirique

Alors le bon soldat de plomb se leva tel Artagan

Soudain fut surpris par un brutal déferlement

Il comprit que de  lui le lancier,  le  pic était dément

Une estocade avait-il porté à l’ennemi mécontent

L’ennemi réveillé interpella le lancier trop têtu

-Encore toi, mais la guerre est fini je n’ai plus

-L’Âge d’y jouer, je vais te jeter aux galères de la rue

-Et tu ne seras plus dans ma verdure cette verrue

Ecoute  mon ennemi,  reste mon ami regarde ma guerre

Ne la préfères- tu pas,  à celle de ces adultes trop fiers

Joue avec moi, tu ne connaîtras plus la misère de tes pères

Car cet enfer vois-tu! Eux l’on  expérimenté naguère.

©ƒC

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27 mai 2019

Oignon piquant

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Oignons piquants

 

Il est de ce temps

Qu’oignon piquant

Du  sentiment

Coule sur le pan

Du pleur dément

Vol  au  vent

Au four chauffant

D’un cœur aimant

Dore le,  patient

Au grill du bel élan

Est ton œuvre solitaire

D’amour affriolant

D’un  zeste flambant

De baisers époustouflants

Tu en  réussiras passionnément

La cuisson  surprenant

Cet  amant saignant

De mille effluves  exhalant

L’amour affolant

Plaisirs des amants

Enrobé d’un bonheur tutélaire 

©ƒC

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23 mai 2019

Ô belle nuit

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Ô belle nuit

 

 

Ô Belle nuit

Tu t’enfuies

De  mon lit

Et Je prie

Ma poésie

D’enfiler sa parure jolie

Et sans ennuie

Je me dis

Il se viendra  jour fini

Qui aura  souri à ma vie

D’une  nuit bien remplie

En ce  paradis

Du poète averti

Qui n’a pour délit

Que le trop court fini

De son écrit

A  ne le voir  infini

Jusqu’au bout de la nuit

Pour servir l’éternel

Que voilà son souci

Loin des lumières

©ƒC

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22 mai 2019

Mon empire

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Ô mon empire

 

Ô mon empire

Rien n’est pire

Que ce vampire

Qui m’aspire

Dois-je en mourir

Pour décrire

Le frustre délire

De cette ire

Qu’est ma vie qui respire

Dans de malsains soupirs.

Je veux en rire

Sans en médire

Pour  qu’il ne m’attire

Au fond de son désir

Moi le simplet squire

Je ne veux fier

 Parader en  son enfer

Au palais de mes fourbes  pairs

©ƒC

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21 mai 2019

Mes prières d'hier

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Mes prières d’hier

 

Mes prières d’hier

Furent sévères

A vouloir austère

Des soleils étinceler, en plein hiver

Une  lumière vibrer,  dans le noir absolu

Des lingots d’or s’échanger au prix  si peu cher

Un amour s’épargner, les jeux de l’infidèle

Alors

Je me suis couché

Sur  mon lit douillet

Les yeux fermés

Là on m’y attendait

Ce nouveau rêve

De la relève

Sur la grève

Quand le beau se lève

Aux coulisses qui vous enlèvent

Ces espace d’où les doux  oiseaux

Dans une lumière angélique

Vous convient  au château

Des dieux idéaux

Vous offrant de sitôt

Mille et mille  cadeaux

Tous plus  beaux que le  plus beau

Je veux en  signer libre les baux

Des uns et des autres si  cordiaux

Il se fut grand calme

J’eus à me convaincre

De vouloir rester là, en cet endroit  éternel

Sans éprouver à y faire prières virtuelles.

©ƒC

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20 mai 2019

Tournez saisons

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Tournez saisons

 

Au printemps qui bourgeonne

A l’été des soleils réveillés

A l’Automne du jaunie qui frisonne

A l’Hiver du froid livré sur  son balcon  blanc  

Tournez saisons, tournez saisons

Jeunesse des belles  résolutions

Venez, prenez  raison

Le temps qui  passe

Sur nos vies qui se délassent

Sans audace

Laissez là vos illusions

Que les saisons s’effacent

Je vous accompagne

En ces verdoyantes campagnes

Du  pays de cocagne.

Où l’amour attend compagne

 Afin qu’en  toutes  saisons

De tous  ses demain

Il eut à vous enlacer

En une simple fidélité prospère

©ƒC

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17 mai 2019

Ma vieille poupée

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Ma vieille poupée

¤

Dans ma chambre au bleu perlé ce  matin

Ma vieille poupée avait un gros chagrin

Etendu dépenaillée sur la  blancheur du coussin

Elle regardait le plafond que l’on avait repeint

Ma pauvre ballerine, corps délavé était malade

Je l’ai regardé sentimentale dans ses yeux fades

Les billes de verre transparentes, en   belle de jade

Ne brillaient plus de leur luxe au soleil en ballade

Sa robe de lin trembla  fiévreusement sur son cœur

J’ai ressenti qu’elle avait une émotion de peur

Qu’à l’approche des prochaines  fêtes par pudeur

Elle se laisserait jeter au rebus  sans vils heurts

Sur la commode des aïeux,   ma dernière  dînette

Prenait la bonne  place près de la petite ambrette

Ma poupée assombrie n’était  vraiment pas prête

Elle ne serait plus l’unique  princesse de la fête

Je lui pris sa  main râpeuse  elle était bien froide

Comme ses saines  mains solitaires toujours roides

D’attendre le geste exquis  qui  lie   pensée droite

A une amitié vraie venant d’une belle  âme adroite

¤

Soudain Je me suis aperçue qu’elle voulait tout me dire

Que c’était pénible de devoir toujours à soi se mentir

Laissant  le soleil au zénith  raconter son beau sourire

Entre des volets mi-clos qui grinçaient le souvenir

Ma robe et toujours belle, mes yeux   cannelle

Brillent sur vos bonheurs en longues ribambelles

J’étais adulée, choyée, protégée à la ritournelle

Mais maintenant il n’y a que toi pour l’essentiel

¤

Ta main a perdu la douceur de tes tendres câlins

Ceux que chaque jour toi  la petite fille  de satin

Me fredonnait en me contant les joies de ta faim

Et les  peines  que tu m’échangeais en durs refrains

Pardon grande Madame vais-je partir ce matin

Rejoindre comme les humains dont on a plus besoin

Le crématoire de la fin, sera t’il  mon dernier recoin

Garderas-tu souvenir de nos  jours  de bons soins

J’eu honte, honte  de risquer de perdre ma lucidité

Je n’ai rien dit, la porte peinte pour le nouvel été

Je l’ai refermée  et mes grands yeux silencieux ont pleuré

Ma poupée est restée, elle ne quittera plus mon amitié.

Notre pacte, nous soutenir  quand nous serons chagrinées

©ƒC

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16 mai 2019

Le pardon

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Pardon

 

 

Pardon,  oh pardon

Quelle déraison

Dans  cette oraison

A vous  demander  à foison

Pardon

C'est un pont

Qui rejoint l'horizon

Des démons

Aux vils renoms

De ces  fiers  polissons

Qui disent à façon

Des contrefaçons

En de  vilains  sons

Alors ma demande le pardon

Résolution  salutaire

Dont Ma foi je devrai vous faire don

O sage pardon

Quand  ma poésie comme frelon

Eut à piquer votre talon

Excusez ma malversation

Elle n’a  satisfaction.

 Mais de ma passion

  Le sain de son grand  fond

En ses mots justes et bons

Ainsi soit-il,  ô que sinon 

J’eus à user à être félon

Je ne peux : non

Je vous demande votre pardon

Comme nature qui vous offre air bon  

©ƒC

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