Fleurs de poésie

20 mars 2019

Ô mon coeur

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Ô mon cœur

 

 

Ô mon cœur l’éternité, nous écoute

Dans la douceur de cette beauté innée

De l’amour déposé à la liberté passionnée

D’un autre cœur couché sur sa volonté

De nous rejoindre dans notre maisonnée

Pour assurer voyage sur ta infinie   route

Serai-je d’éternité un audacieux fidèle amant

Qui conduira la magique  monture d’amour

Sur les chemins droits, vaquant sur des labours

Riches qui émerveillent tes régents  yeux  glamour

Semant sur nos corps des désirs chaque jour

Pour cueillir aux demains des fruits transcendants

Je voudrai mon éternité gager ce beau monstre

Au grand fond transparent d’une sage localité

Pour lui garder  aux temps futurs sa sérénité

Confine-le dans ce grand paradis de l’Amitié

Qu’il ne puisse se sauver vers les viles calamités

Soit garante de ce local royal de bonne rencontre

Ne laisse à personne le soin sûr  de le protéger

Transporte-le sur les sommets d’éthers inviolés

Garde-lui sur ton temps la puissance  d’aimer

Qu’il soit relique  de pensées  toujours  élevées

Conservée saine dans la pureté d’un cœur assuré

De ne jamais perdre un brin de toute sa volupté

Enchaîne-le, prisonnier fou  de sa révélation

D’être un cœur amoureux  pur et sans pareil

Qui ne vivra  qu’au régime du droit à l’éveil

Quand son destin lui donnera la clef du réveil

Pour qu’à satiété il se repaisse des merveilles

Dans la complicité d’une éternité d’admiration

A d’autre temps,  vivre  toute autre ingéniosité

Il ne veut, alors,  préserve-le d’une grande casse

Serre-le fort entre tes nuages ouatés sur les basses

Altitudes qu’il préfère aux hauteurs des rapaces

Qui le surveillent  comme une proie qui agace

De ne pouvoir être renversée de son frugal espalier

 

Quand viendra le temps de ces grandes illusions

Où il aura perdu au temps le suc de sa conservation

Laisse-le rejaillir et ouvre la fiole qu’elle  le laisse

Aimer et encor plus aimer  au profond de sa  liesse

D’un sublime duo sentimental  ranimant sa paresse

L’encourageant auguste à regagner sa satisfaction.

©ƒC

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18 mars 2019

Ô sage enfant

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Ô sage enfant

 

Ô sage  enfant

Qu’il est tentant

D’aller mendiant

Par tous les temps

Retrouver son plan

Aux coins levant

Des savoirs n

Vous donnant

La richesse de tant

Et tant

D’irréels fondants

Qui usent les dents

De l’enfant

Si gourmand

Et imprudent

Se laissant

Indépendant

Au vent poussant

Croire savoir l’évident

Voilà le matin

Visage poupin

Vide sa main

Sur les chemins

Chantant des demain

Qui calme la faim

De voyages sereins

On Croit le devin

Derrière l’horizon sain

Rien tu n’enfreins

Le bonheur divin

T’attends au lointain

Cherche le malin

Du bon levain

Qui dans ta main

Te déposera un plein

De cadeaux certains

Image en refrain

Aux chants des serins

Tu seras baladin

Ce Bout en train

Jouant anodin

Une fugue de vilain

Reviens, reviens

Maman se ceint

D’une prière aux saints

De pleurs défunts

En ton voyage malsain

Reviens, reviens

Tu n’as pas le train

Pour aller si loin

Tu as le mental

C’est phénoménal

Quel régal

Pour tes yeux chacal

Qui voient l’animal

Folâtrer sentimental

Prés du petit canal

A la saison estivale

Tu n’as pas de fanal

Et La nuit est fatale

Pour ton visage  pâle

Aux larmes sentimentales

Quand ta pensée bancale

Te laisse,  radicale

A ta fugue amorale

D’un jour dominical

Quand ton thème astral

N’était pas asocial

Nous assurait amical

Ton calme partial

Tu es parti matinal

Au silence sidéral

D’une nuit carcérale

Pour t’enfuir royal

Vers l’horizon d’un festival

La nature t’a cru

Quand tu disais féru

J’irais par les rues

Les chemins ardus

Voir la somme en crue

Quand l’eau drue

Couvre goulue

Les rivages menus

Tes parents déçus

Ont couru

Sur ta trace ténue

De leurs pas indus

Etre à ta vue

Image ventrue

D’un enfant têtu

Non pas un résidu

Ni un intrus

Seul un exclus

De la consommation joufflue

Cachant le mal absolu

De ta fuite perdue

Enfant tu as agi

Ingénieur des images servies

Sur les amplis

De la télé réalité amie

De tes soirées réunies

A ta solitude bénie

Par des parents enfouis

Dans leur maudit

Égoïsme de paradis

Hors du nid

Où l’oiseau s’enfuit

Croyant être averti

Que l’heure sonne ainsi

Pour  prendre profit

De l’éducation finie

Et de voler seul à midi

Vers le grand lit

Quand le soleil fuit

Vers  l’horizons en folie

Qui attire la vie

Au nouveau réduit

De l’irréel qui surgit

Sur des yeux ébahis

Aux frontières inouïes

Enfant réjoui

Enfant tu as dit

Tranche de vie

Pas de répit

Pour qu’enhardi

J’aille  tant pis

Quand je souris

Manger d’autres riz

D’autres pains, la mie

J’ai faim d’autre midi

D’autres sorties

D’autres appétits

D’autres paradis

D’autres soirées jolies

D’autres rires permis

D’autres parents gentils

D’autres images infinies

Sans délit

Je pars d’ici

Pour un avenir béni

©ƒC

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13 mars 2019

Ce soir ma pensée

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Au soir ma pensée

 

 

Au  soir ma pensée se vole haut  vers les cieux

S’exilant joyeuse vers les fraîcheurs commodes

D’un sage  œil captieux que rien  ne démode

Sur sa bordée s’y assoie; un  perdu regard caïeu

Elle se va austère couplée à la houleuse bordée

De ces vents vifs qui  froissent têtus la cordée

De l’inimaginable bousculant les dures réalités

Qui se défigurent  à son inexpugnable férocité

Toi ma pensée  tu as quitté la béante frayeur

Couchée sur cet azur qu’un  calme repose d’aise

Tu regardes tranquille ce bas des côtes  obèses

Trop repue des richesses de ces  cyniques laideurs

Au fond de ce gouffre ruiné des grands intérêts

Le riche se pleure la perte de son âme insolvable

L’avare s’agenouille sur des prières lamentables

L’orgueilleux  se toise debout sur sa vile fatuité

Le pauvre s’exhausse  d’humilité pour  sa nature

La pauvresse s’engendre des excuses prodigues

L’enfant triste se joue au qui perd gagne pudique

Et les choses de verdures changent humble de parure

Là bas enfouis  sous le grand feuilleté d’inventions

Le savant se prend les mains dans son ignorance

Quelle force a la nature de poser son incompétence

Quand le cyclone ravage ces  mondes besogneux conjoint

Quand le silence se rage inaudible sans  évolution

Dans une chapelle ardente, on brûle de vaines idées

Celles de ceux qui veulent nous expliquer cet  irréel

Sous les  murs disloqués qui ébranlent leur  fade tutelle

Tu  les vois mortels, geignant de n’être ce dieu recherché

Ô  pensée! Rien ne comprends-tu, rien ne veux-tu, il est

Que tu adores le calme de la fraîcheur du haut, loin du loin

A  ta riche lucidité de n’être qu’un manteau   humain désolé.

©ƒC

 

 

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12 mars 2019

Ce soir mon esprit

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Ce soir mon esprit

 

Ce soir mon esprit fatigué

Renverse d’un seul mot

Sa lassitude au vil  cachot

Epuisé de ne savoir la vérité

Pour quand, qui,   comment

Donnez tant de verve au vers

Qui se range timide au vert

D’une terre repue  de mystères

Le passé ventru a tout oublié

Le futur s’attend  confus d’avenir

Le présent pourrait-il l’accueillir

Quand l’écrit sensible se tâche froissé

Mon âme mère  à sa maisonnée

Attentionnée  l’a laissé se reposer

Puis au matin frais l’a conseillé

De laisser sa raisonnée pensée aller

Et mon sain  esprit dépoussiéré

Est retourné dans sa fidèle  rêverie

De ces choses dont nature en son génie

Fait don à celui dont le sort est jeté

Dans les forêts de l’imaginaire

Je me suis enfoncé la tête nue

Pour capter au sous bois  ma vertu

Cachée au fond d’un paradis salutaire

Ma confiance revenue au coin bonifié

De ses images majestueuses qui parlent

Du bonheur, de l’amour sous  la halle

Où s’échangent les pensées authentifiées

Mon esprit a reprit pour vive compagne

Mon âme  prompte , hardie  d’expédition

Pour entasser  sans trêve  les révélations

De mots qui ne gâcheront sa belle hargne

Son maintien quotidien ouvre une porte

Celle que mon esprit verrouille d’humeur

Mais sortir le mot, pour son sain bonheur

Est riche valeur pour celui qui l’emporte

Alors se chante la colorée rime endiablée

Que les éthers muets disposés écoutent

Et je me laisse porter solitaire sur la route

Qui me mène à la sagesse de leur beaux palais.

©ƒC

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11 mars 2019

Deux visages racés

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Deux visages  racés

 

Deux visages  racés au bas d’un immeuble

S’échangeaient mille affronts douteux

De commodités saines il n’y eu entre eux

Elles volaient laides en mottes  meubles

Violent accoudé à sa morfale  stupidité

L’un enclencha  hautain de  durables hostilités

Pour écorcher  vif un ciel d’été ombragé

D’un revers de paroles lancées  à la volée

L’aitre,  sage d’un  simple instinct non  acide

Avide de calme,  rêvassait d’amis androïdes

Qui virils  n’insulterait  pas sa bonne mine

D’un  son inaudible sifflant des allergides

Mais l’un violent d’un instant,  prit le  temps

D’un temps voulant longtemps en bêlant

Ravager le bon mendiant en se vantant

Lourd dément il cracha son venin perçant

Pauvre placide désavantagé  tendit son tic

Il se mit dans la rime belle d’une majolique

Composa d’une sagesse des plus authentiques

Des vers et des vers aux bruits  anesthésiques

Inconscient serein de ces bouillantes flammes

Le mot en pesanteur, dans sa légèreté se  file

Au contact caressant d’une aile, de  faux  cils

Qui se donnait des airs de méchant  qui  crâne

La tension s’éleva sur des nuages d’étincelles

Mais le vent, le vent de la raison poussa les pôles

Sur les paysages contraires ; l’un foula les sols

Quand l’autre s’accrocha à son azur sempiternel

 

Hier, sur le bien haut d’un arbre on  pu voir

Deux mots sur une syllabe qui se picoraient

Ô Oiseau de la folie !   Pie voleuse amadouée

Par l’amour, ne tisse pas ce nid du petit illusoire.

©ƒC

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10 mars 2019

Balle de vie

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Balle de vie

 

Balle de vie sur ta base  roule, roule

Vers l’étendue mystérieuse du paradis

Où se houle pompeuse  l’écume ravie

De mille et mille  pensées desservies

Sur le brutal esprit guerrier de la foule

Les sociables poupées gentilles pleurent

La névrose délirante  d’un goûter amer

Douceurs absentes d’amoureuses prières

Qu’elles recrachent aphasique sur leur terre

Au fond du puits  insensé  des vils labeurs

La balle rebondit dans leurs saines mains

Qui au vol flou  la saisissent  précieuse

Claque le rebond et la protége hargneuse

De son trajet clair d’ingéniosité  bâfreuse

Du  bel  esprit jouant vers les naïfs demains

Du leste mouvement imprudent s’échappe

L’efficace confiance mendiante du bonheur

Qui la rejette loin des vils mondes de la peur

Pour se coucher sur de bons  genoux  rieurs

D’une  farce posée, faite aux  chausse-trappes

¤

En bonds sourds pour les non voyants

Elle se va intrigantes sur les domaines

Tentant de délester au destin la chaîne

Qui à son logis  vous invite sans haine

Et vous reluit intègre un moral repentant

 

Légère de sa contrition  répétée elle se vole

Là haut vers les sommets des  sages devins

Qui lui prédisent  sérieux un long chemin

Pour retrouver son paradis des beaux matins

Quand le vent la pousse vers les insolites pôles

Elle vous dira sa méfiance : trouer son âme

Qui la fera fuir un jour vers les brûlants enfers

Quand son tendre corps fragile à l’attitude sévère

Ne saura plus se tendre pour cheminer sur l’air

De ces bontés originelles, qu’exhaussée elle clame.

©ƒC

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07 mars 2019

Ô bel humain

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O bel humain

 

O bel humain ! Vole, vole  sur tes rêves

D’un arc en ciel de lumières imaginaires

Ciel d’azur voguant vers  les  chimères

Que tes yeux colorent  dans  la nuitée brève

Rassemble tes âmes dans leurs poussières

En un pathétique amas de douceur stellaire

Qui orbitent  bénéfiques à la vie  austère

Des  astres, des étoiles, aux lustres vulgaires

Cherche dans les vifs abysses sanguinolents

La sève de tes trésors, inventions puissantes

Qui trancheront d’un large couperet rutilant

Tous les désirs fous, d’envies impotentes

Avance, avance prés des confins d’univers

Regarde là devant toi, un jour de naissance

Brille d’un incendie  étoilé à ta réminiscence

Plus loin encore imagine  ce n’est  pas heure

 

Et les couleurs infinies se parent de paillettes

Des ors qui se coulent sur votre sage prairie

Couvrent vos angoisses couchées dans  la maladie

De vos espaces gris, prospères aux  amulettes

Dans un grand défi fou la nature pleure perdue

Humain qu’aimes-tu  te dit-elle,  de  l’aventure

Les couleurs se filent et d’un  violent  perdure

Redonne le clair, la transparence du pur reconnu

Humain glisse sur ton paradis assis sur la filante

Etoile qui vive scintille gaie  sur tes yeux éblouis

Déversant gentillette  ces   mille et mille pluies

Couvrant ta terre de mirifiques pensées étincelantes

Et la lumière flottera comme un voile de dentelles

Te menant au grand bal du riche bonheur salutaire

Quand  les pas de danses te caresseront bon légataire

De ces richesses altruistes se déposant don  naturels.

©ƒC

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06 mars 2019

Ton délire

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Ton délire

 

Ton délire excitant  ma belle lyre

S’étire permissif  sur mon empire

Tu joues gracieuse sur mes joues

Enjoues mon ego et humble rejoue

Au front de ce remarquable fronton

Agence le tronc de mon vil affront

Mets un terme à cette rudesse ferme

Enferme l’animal dévoyé à ta ferme

Cet instinct  vorace  de grand teint

Qui éteint l’ardeur d’un passé certain

D’un voyageur sidéral évitant les galles

De nuits illégales où pleure la cigale

O instinct ! Le mensonge de tes songes

Ronge ma volonté qui sage s’allonge

A la convoitise de ta vulgaire hantise

De perpétrer la bêtise qui reclus l’attise

 

Et ses heurts du grand mal  dans ces heures

Ont leur: vile  perfidie d’inutiles malheurs

S’épanche sanglante dans une tenue blanche

Quand se penche  le plus pur d’une hanche

Et un amour dérange celle qui se change

Sur la frange de l’oubli au fond de sa grange

Ouvre ta porte que le beau bonheur m’emporte

Déporte mes malheurs, cela seul m’importe

Oui ! Je crie sur les nuages gris que je décrie

Et ton écrit me prie de ne plus être épris du cri

Que tu déposais dans les hier,  en mots posés

Ils se reposaient douillets sur mon cœur disposé

Et la mer de la difficulté  a vogué sur l’amère

D’une mère affolée de cet instinct primaire

De l’enfant volage,  immature  pour son age

Répudiant le sage  pour un vil braconnage

O lyre ténébreuse qu’elles sont nombreuses

Ces nuits ombreuses de ma vie scabreuse

Joues-moi fanatique des sons acrobatiques

A présent il faut  drastique que je m’applique.

©ƒC

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04 mars 2019

Je me suis allé

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Je me suis allé

 

Je me suis allé sur le grand chemin

Au détour de la lumineuse  vallée

L’immense plaine sage s’étendait

Sa tendre verdure amicale m’attendait

Et mes yeux se surprirent  de bon matin

Quand je fus médusé par la grande  armée

Gigantesque armée, alignée pour la paix

Celle de mon esprit qui dévorait la beauté

D’un flanc prêt dans ma pensée à se baigner

Heureux, à la victoire de ma saine générosité

Ils  étaient fiers ces soldats sur leurs tiges

Solide et droite, casquées de leur houppe

De cet or riche qui ardent vous chaloupe

Dans les rêves du bonheur quand la déroute

De vos  bons sentiments perdus  vous affligent

Sages elles se sont couchées dociles au vent

A ces  petits  baisers soyeux qui vous  caressent

Les  émotions surfines de votre aimable  paresse

De ne regarder  qu’absent toute la nature en liesse

Prête généreuse à vous faire don de son présent

Elle vous offre la vue d’un cadeau inestimable

De sa beauté affriolante,  de ce beau  napperon

Crocheté au joli point de tulipes serrées en rond

Posées sur la table d’une plaine qui se fond

Dans la fête mystique de votre pensée affable

A coté de ma pensée à table elles se sont mises

Pour me conter les grands faits de leur charité

Je te donne, m’ont t’elle dit : notre humble beauté

Que ta passion du beau ne soit à jamais viciée

Cueille l’image, dépose la sur ton cœur à ta guise

Une jeune tulipe blanche cachée dans la rosée

Pleuraient  doucement sur la terre trop gênée

Je suis venu la consoler, la prenant  assuré

Au bout de mes doigts, sur sa pureté étonnée

Sa peur, la cueillir pour  la séparer des aînés

Elle me fit la conversation et ne voulut plus

Que je la quitte pour me dire sa douce vie

Du sang de mon père nourricier là je vis

Celui qui sous mes pieds  n’a pas survie

A la mort d’une paix, l’idéal muré en reclus

Dis leurs, dis leurs toi le poète que la paix

Est seul gage de bonheur  dans la plaine

Qu’ils nous laissent faner prés de la scène

Où se joue la pièce du monde qui parsème

Tous les silences de la pure  paix retrouvée

©ƒC

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03 mars 2019

Profondeur de mon âme

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rofondeur de mon âme

¤

Profondeur de mon âme, regarde la flamme

De ton grand  galop ailé, perdu dans l’éternité

Traverse ludiques les lointains paradis étoilés

Viens étrange figure  te mirer sur ces calmes

Les mystères résidant au sensible bel univers

Te tendent révérencieux ce don  trop   précieux

Des plaines silencieuses  au charme gracieux

Pour te sortir exalté,   du pays  de tes vils  enfers

Les lumières aux faciès cristal   scintilleront

Sur les nuages empourprés de fines poussières

Couvrant de leur largesse, au bon ton austère

Tes saveurs riches qui édifiante survivront

Oh mon âme ! Entreprenante tend la main

Cherche lovée à ta présence, loin des noirs

Un  raffiné  moral couché sur le beau lissoir

D’une longue  vie sage, aux couleurs d’airain

Et là bas, là bas aux confins sain germera

Un inattendu monde du temps fantastique

Jouant tendre d’un délire  harmonique

Aux sons magiques de la glorieuse  féria

Il  chantera une ode gaie en  crescendo

Pour ce modeste  esprit  vif et rassuré

D’une fabuleuse conquête du rêve aisé

De  l’infini espace des mondes du haut

Son imagination aux instincts fertiles

Transformera les pures ocres des éthers

En ces  bleus  magiques  perdu à l’hier

Quand mon espace  jouait le réel habile

Reviens, reviens âme tranquille sur l’azur

Laisse à d’autres le parcours chimérique

D’un fier  cheval galopant  emblématique

Vers les trous noirs des puretés disparues.

©ƒC

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01 mars 2019

Sir la rouye des anges

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Sur la route des anges

 

Sur la route des anges

J’ai rencontré un petit chérubin

Innocent, il  m’a demandé en chagrin

Peux-tu nous faire  bel hommage

 

Nous avons un jour perdus la vie

Dans les bras  pervers  d’un obsédé

Il nous a de sa générosité trompé

Dans les gestes de sa folie

Quand  il m’a volé mon destin doré

Mais dis-moi Monsieur pourquoi lui

Pourquoi lui en bas et moi ici il me fui

 

Dis-Monsieur,  les humains  sont-ils justes

Moi j’attends toujours d’aller au paradis

Et lui dans sa prison trop jolie

Il continue d’arpenter la vie, injuste

 

Dis moi Monsieur la justice n’est-elle pas

Si tu voles une vie  mortellement

Tu dois en rendre la contrepartie assurément

Alors dis-moi Monsieur, pourquoi

Moi je ne suis plus

Et  pourquoi lui est-il  encore  en bas

 

Monsieur s’il te plait, dit à mes parents

Que je les aime toujours dans mon cœur là haut

J’aurai aimé vivre à leurs  cotés au chaud

Mais il fut ce violeur qui m’a volé l’énormément

 

Au revoir Monsieur ne m’oubliez pas

Il me manque ma peluche, mon doudou

Pensez à moi, je penserai à vous

Comme à tous ceux qui m’ont aimé

Là haut je ne connais personne et je pleure

D’être trop seul  au fond de ma peur

©ƒC

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26 février 2019

Un petit malade coquin

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Un petit malade coquin

 

Un  garnement coquin

Assis dans lit

N’écoutant  plis sa maladie

Demanda au magicien

Comment au matin

Naissent les lapins

D’un air très malin

Le magicien serein

Lui dit certain

Un peu de perlimpinpin

Poudre d’airain

Jeté dans mon chapeau fin

Et le grain dans le grain

Main dans la main

Sortira  Petit lapin

De mon chapeau malin

Où caches-tu ?

Les petits foulards nus

Aux  couleurs en revue

Me diras-tu ?

Le magicien d’un salut

Jette de la poussière battue

Dans ses doigts diffus

Sur les yeux têtus

D’enfants tant  inattendus

Prêt d’être repus

De beautés aperçues

Qu’il trouve dans sa vertu

Au fond  de son  ciel d’azur

Ta magie découvre  t’elle tout ?

Mais c’est fou!

Tes cartes elles sont  où ?

J’ai du cœur au bout

De ma pensée qui se voue

A ton bonheur partout

Et je prends ta pensée debout

Sur mon esprit filou

Pour qu’elle me donne tout

Mais la bonne carte surtout

Tu vois au bout

Du grand trou

Qui joue !

Toi et moi à qui voyons tout

Dis-moi encore

Quand tu transperces les corps

De sabre d’or

L’enfant ne dort

Et ne crie Jamais fort

Dis-moi alors

Es-tu si fort

Pour venir à mon renfort

Quand la douleur me tord

O Bel enfant !   Si tu me mords

La magie vivante m’endort

Car mes yeux crient fort

Dans mon  bel effort

De voir voyageur  à tous les ports

Où s’oublie au dehors

Les misères d’abord

Vous laissant au plus fort

Des bonheurs d’or

Pour moi, oui ! Tu es plus encor

Ta magie c’est si beau

Reviendras-tu sitôt ?

Que je retrouve bientôt

Ma chambre au chaud

De mes sages  idéaux

Vigilant à tous mes maux

Garantie-moi en réseau

Les frissons de ma peau

Quand dans mon cerveau

S’illumineront  en grand flot

Tes astuces d’attrape-nigaud

Pour réconforter mon moral  gros

D’un malaise rude plutôt

Reviens, reviens prince des gestes beaux

J’en reprendrai choisi un morceau.

©ƒC

 

 

 

Ps : Hommage à l’association Magie à l’hôpital

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25 février 2019

Les seins de la Mère Gédurin

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Les seins de la Mère Gédurin

 

Un matin

Je m’en vins

Très serein

Sur les chemins

J’entendis le tocsin

J’eus faim

J’ai acheté deux pains

Le caissier malin

Me fit un larcin

Sur deux m’en  donna un

Un trop payé pour un pain

Je lui aurai bien passé un pain

Mais enfin

Je ne suis coquin

Mais ce n’est pas sain

De croire aux saints

C’est mon destin

Toutefois J’ai crié  en vain

Il a feint

Plus loin

En chemin

Je rencontre Justin  martin

Je lui dis serein

T’as un surin

C’est pour mon pain

Un morceau ce matin

L’autre pour demain

Un morceau Léonin

Avec du pâté au lapin

Oui sans Boursin

Tu es en train

De le couper trop fin

Dépêches-toi j’ai faim

Un peu de vin

C’est divin

Merci Justin

Quels beaux seins

C’est malsain

Toujours pour toi les câlins

Laisse Albin

C’est son refrain

Allez à demain

Un coup de frein

C’est malin

Comme un pantin

Je crains

Ces chemins

De bout en train

Lui geint

Quand les serins

Sifflotent  du matin

Au lendemain

Près des foins

Où Albin

Où j’élève mes caprins

C’est certain

Avec un brin

De thym

Un peu de cumin

Mon fromage des lutins

C’est surfin

Dis-moi Albin

Tu as mal aux reins

Tu n’es  pas bien

J’appelle le médecin

Certain

T’as un point

Dans ce petit  coin

Du bassin

Je ne suis pas devin

Mais tu as fait le plein

De bon vin

Sans fin

Avec les copains

Au bistrot du coin

Tu te plains

C’est malin

Et là  ce satin

Ce n’est pas vilain

Mais tes   doux câlins

Pour un menu fretin

Tu payes c’est certain

Ton mauvais entrain

A butiner tous les essaims

Bien !  Salut le rouquin

Vers le mois de juin

J’ai rejoint

L’abbaye des capucins

Comme un saint

Contrit à dessein

J’ai croisé les mains

Sur un parchemin

Un petit nain

Me dit enfantin

Et m’entretins

Va de bon teint

Dans les jardins

Cultiver ton destin

Calfeutré au loin

Tu en perds ton latin

La prière aux saints

Ne te sauvera du besoin

Ne prend pas ce bouquin

Il ne  te rapportera rien

Aussi ne soit pas mutin

L’ami tu as un grain

Jette là son venin

Au plus loin du plus loin

Si tu veux  être un jour  ceint

D’une couronne de saint

A  la saint des saints

De ton beau dessin

Aux formes  d’admirables seins

Serai-ceux  de la Mère Gédurin

Ô petit malin

Ce n’est anodin

La visite à ton cousin

Pour y chercher du boudin

Tu ne fus crétin

Mais un beau dandin

Que la Mère Gédurin

Accueillit dans son jardin de satin

Pour un doux festin

En un matin d’entrain

Quel turbin

Pour un joli poupin

Qui ne peut effort taurin

¨ô petit gredin

Je le savais mais enfin

Que tu ne serais jamais saint

Près des seins de la  Mère Gédurin

©ƒC

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21 février 2019

Corps tu t'enflammes

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Corps tu t’enflammes

 

 

Je me terre dans l’ombre dorée d’un antre

Loin des piqûres, des habiles arnaqueurs

Accroché au drap mouillé  de ma douleur

Au brûlot maléfique d’une  vie de  cendre

Au fond du torride gouffre tissé de  blanc

Le noir s’épand sur mes yeux carnassiers

Comme le loup du désert aux crocs d’acier

Qui veille affamé  les restes de vos flancs

Songes solitaires les avis lourds te paraissent

Ondes agiles d’un mirage de l’instant égoïste

Je m’en remets au passé sain d’une bonne mère

Saignant les malheurs de mes viles faiblesses

Gronde le volcan, coulée sage des laves de feu

Elle parcourt mon corps du levant au couchant

Et les flammes rougeoient dans ma belle sérénité

Contre mon  délire puissant, donnez moi  pare feu

La horde médicamenteuse des fluides me gave

Je reçois le dard obscur  de son huile contraint

D’une docile dose de désaccord mais en vain

Je reste  le vilain bois de ce corps qui s’aggrave

Espace noir, carillon de minuit je me  veille

L’horloge de ces longues coulées rougeâtres

Qui saccadent le temps, balancier de l’emplâtre

D’une vie parsemée à la nuit de  faux  réveils

Je me résigne d’humilité  sous le grand  signe

D’un malaise muet au bel instinct persistant

Pour  combattre tel un guerrier  escaladant

Les murs d’envie de la  maladie qui s’assigne.

©ƒC

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20 février 2019

L'oeil satanique

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L’œil satanique

 

Au loin s’approche l’œil Satanique

Près des  cotes  du Mozambique

Les airs chauds se montent serrés

S’entortillent en masse dévouée

Dans  l’énergique  cyclone drastique

Et Le ciel aspire la mer profonde

Engendre le cyclope à l’œil calme

Il s’avance en poison sans palme

Sur les eaux rayonnantes du monde

Sur les terres prévenues il engrosse

La vague dévastatrice des rivages

Et le vent souffle, habile  sans trucage

Les cumulus abandonnés, qu’il  brosse

Il plie indifférent  les villes feuilletées

Qui se tordent d’une douleur stridente

Se craquent  indu d’une mort purulente

Et la mer couvre rêche ce linceul dédain

Dans le lit des vallées, rivières asséchées

Déferlent les boues des collines ruinées

Et les barrières naturelles cèdent épuisées

Par les coups redoublés des galets arrachés

Les maisons sont closes de leurs ouvertures

Les haies,  clôtures ensevelies dans le noir

Pauvres protections dépossédées du devoir

Quand les familles pleurent les viles ruptures

Elles se baignent dans la lueur des bougies

Collées usées aux feutrées ombres maléfiques

A l’écoute inquiétante  du vent pharaonique

Qui hurle la mort  proche, prélude d’agonie

Un toit d’échoppe, la tôle légère se froisse

Un long murmure lugubre en écho se respire

Et les cœurs s’affolent tourmenté par le  pire

La lame s’ondule, vil échafaud qui vous  angoisse

 

Le fragile volet  bloqué tremble dans le décor

On veille dans l’interstice des planches la rue

Et l’automobile trop lourde déboussolée se rue

Emportée au fond d’un talus  sans un  remord

 

 

Le python girafe tend le cou vers le haut  ciel

 Il se veut de la fête, il se touche hanté les pôles

Mille éclairs se conjuguent  au feu qui le viole

Il se plie, il se rompt à l’inégale lutte démentielle

Paysage ravagé de cicatrices où la mort rôde

Dans le nouveau  silence, calme, bleu d’azur

Quand l’œil très haut  du cyclone apparaît  pur

En signe d’armistice de la nature qui se corrode

Les tendres pensées quittent perdues les hauts

Riches pétales égarés des horizons sombres

Elles essuient les larmes de sang de leurs ombres

Sur les parterres violacés des folles  terres ternies

Au barreau de toutes  les cases créoles on entend

Mille la di la fé, racontant tant de  mots insensés

La montagne des douleurs  a emporté surexcitée

Les purs plis des lambrequins blancs dans le torrent

Pourvoyeurs de maléfices, le nuage s’en est  allé

Vers les eaux tranquilles pour rejoindre au plus tôt

Les aînés disparus au grand large,  dans les durs flots

Sortis  insouciants des bons  conseils qu’ils ont occultés

©ƒC

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19 février 2019

Numéro zéro

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Numéro zéro

 

Né au mois de  mai sur un bateau

J’ai été numérisé de un et de zéros

Numéro un, zéro cinq, un, zéro

Cinq, zéro, un, neuf, zéro

Zéro, un, zéro

Pas de photo

Sur mon  tableau

On me surnomme Djo

Bon numéro

A défaut

On me rejette de facto

Ce n’est pas rigolo

Mauvais numéro

Je suis un faux

 

Je me retrouve à l’hosto

Votre numéro. ?

Sans numéro.

On me refoule illico

C’en est trop

Ces mégalos

Ce n’est  pas faux

Je vais dans mon auto

On me prend de haut

Un doigt pointé au cerveau

Et la  blague en un  mot

Pas un mot

Quels maux

Sourd comme un pot

¤

Comme un sot

Je prends un sceau

Tamponne le numéro

Tombe à terre mon loto

C’est rigolo

Mes numéros

Allo, allo,

J’ai mes numéros

Je suis du verseau

J’ai du pot

M’on entretien la haut

N’est pas à l’eau

Avec mes numéros

Je prends le métro

Et je viens au trot

Car trop c’en est trop

Pour un numéro

 

 

¤

J’arrive tout beau

Service rhino

Trop de zéro

Fichu numéro

UN  bébé fait son rot

Prés d’un petit gros

La visite c’est trop tôt

Madame mon numéro

Oh !

Il est  chaud

Le petit pot

Une tape dans le dos

Il balbutie des mots

Madame mon numéro

Encore un zéro

Poussez le landau,

Attention son dos

Là, prés du plot

Monsieur votre numéro

C’est un faux

Les trois derniers en lot

Trois, neuf, zéro

Pour vous Djo !

Ce n’est  de trop

Cent pour cent un bon taux

Ramenez le nouveau

C’est encore tôt

Je ne ferme de sitôt

¤

Je bois un peu d’eau

Tire la chasse d’eau

Coupe le gaz du réchaud

Je pars au galop

Rendez vous très tôt

Je pense au caveau

De mon ami déjà la haut

Sil n’a de  problème de numéro

Il avait les crocs

Contre les chevaux

Jamais les bons numéros

Pour gagner le gros lot

Il me disait : Pas de pot

Il était accro

Comme moi et mes zéros

Je tarde au bistrot

Je prends un repos

On me dit bravo

De tout mon brio

De faire ce numéro

 

 

¤

Je vais en moto

Pour le casting Bilto

Publicité pour le trot

Figurant du opareau

Des gens plein le dos

On appelle les numéros

Figurant numéro zéro

Le mien est sur le lavabo

Pas dans le sceau

Il faut du radeau

Dans ce serait trop sot

On me dit : votre numéro

Comme un asticot

Je file vrai  bourreau

Vers la sortie apéro

Sans ce numéro

Vont monter les agios

De mon découvert à zéros

Foutu numéro

Je ne suis pas mégalo

Mais dites-moi un zéro

Ce n’est rien, qu’un numéro

Pourquoi tout ce méli-mélo

Pour un numéro

Surtout un zéro

Me voilà beau.

Me remettre à flot

Pas de pot

Ce ne sera de sotàot

Ô triste zéro

©ƒC

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18 février 2019

Tracas, fracas

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Tracas, Fracas

 

Tracas, fracas, laissez moi je vais

Au lit de la belle source de ma vie

Ouvrez la bannière de ma pensée

Que placide  je regagne ma nuit

Bonté, vertu au loin conduisez moi

Vers le temple glorieux des amours

Portez sûr mon étendard sur l’émoi

De ma sagesse de bon  troubadour

Je veux me délasser à la saine source

Des vallées, des coteaux, des forêts

Où mon ombre s’enlace  à la  rousse

Beauté qui court leste vers mon palais

Je déploie vif mes ailes sur sa pensée

Qui se baigne au bord d’un  lac paisible

Mes baisers clapotent sur l’eau ciselée

Qui se vague belle sur ses yeux sensibles

Je découvre sage  les douces courbes

De son paradis m’enivrant passionné

Sa ouatée chevelure, blé blond débourbe

Mes sages  désirs de  papillon émerveillé

Dans l’essaim garni de ses mots floraux

Je cueille chaque cristal de miel mystique

Pour couronner mon âme partie en bateau

Pour naviguer sur son royaume fantastique.

Ô beau voyage conduis moi au pays de ses  folies

©ƒC

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15 février 2019

Lucien le magicien

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Lucien le magicien

 

 

Lucien le magicien

Alsacien à Amiens

Fit tournée chez les siens

Retrouva les anciens

Séjourna si bien

Qu’il se fit musicien

Clarinette en soutien

Ce n’est pas rien

Car de petits vauriens

Volèrent l’incessible bien.

Sa baguette magique

La  perdit lunatique

Ce fut fatidique

Ne plus être authentique

Sa magie fantastique

D’avenir mirifique

Des tours amnésiques

Ne purent emblématiques

Le mener aux cités prolifiques

Une nuit de grand noir

Dans le recoin d’un trottoir

Une couleuvre noire

Il aperçut illusoire

Elle dormait au dortoir

D’une vieille  armoire

Sans juste fermoir

Nous étions samedi soir

Il la ramassa sans y croire

Il la déposa dans un bocal

Puis  ramassa son journal

On l’informait d’un festival

Dans la ville de Laval

Pourrait-il encore bancal

D’un seul tour phénoménal

Entretenir sentimental

Un large  public  capital

Quel risque abyssal !

Puis un matin l’entreprit

Son instinct magique ravi

Bouscula ce corps banni

Et passionné lui dit :

Ouvre ton bocal pardi!

De ta musique tenue et jolie

Charme la couleuvre enlaidie

De n’être baguette raidie

Symbole de ton bonheur infini

Nous étions un dimanche

Il renversa  de sa manche

Le bocal qui s’épanche

D’une droiture  de branche

Se change  baguette blanche

De sa belle  pensée franche

Il  comprit la dame blanche

De prospérité elle se déhanche

Le menant à la magie avalanche

En ce dimanche, ce matin

Il courut prendre le  train

Sa baguette dans la  main

L’avoir là,  n’est pas vain

Car on l’attend  ce  demain

Il ne fera pas de tour vilain

Mais de bons artifices sereins

Ceux qui émerveillent l’anodin

Le bon peuple au destin magicien.

©ƒC

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14 février 2019

Justice infernale

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Une justice infernale

 

 

Une  justice infernale, ô riche rumeur !

Pauvre interné innocent, elle condamne

J’accuse

L’intempérance de la robe noire usée

Elle purge facile le délit de son balancier

¤

Bleu police, tu hurles violent de haut ton

Quand tu te crois Maître justicier de salon

Je vous interpelle

Ne nous protégez plus dans notre  fuite à vie

De cette  peur d’être votre indésirable  banni

¤

Témoin, pourquoi, de qui, quel assimilable

Fraude administrative  de l’agent méprisable

Je panique

Contre les nullités burlesques intellectuelles

Condamnant l’accusé par le mépris de leur fiel

¤

Faucon rapace,  il guette sans honte  sa proie

Trompe le jury de sa  fausse  alchimie du moi

Je renvois

Vos débats sataniques à la saine  méditation

Sages, ne vous croyez pas roi de la satisfaction

¤

Le condamné jugé juste, doit payer son tribut

Mais l’innocent doit être relaxé sans bévue

Je condamne

A penser  ce que devrait payer la justice vile

Condamnant d’autres innocents d’un  appel servile

¤

Vous parsemez Maître de la justice votre délit

D’avoir intenter sans souci à votre intérêt inouï

Je notifie

Rendez  la justice juste sans casser la pure sérénité

N’écoutez plus les corbeaux, maitres des profits fallacieux

©ƒC

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10 février 2019

Pourqoui dis-moi

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Pourquoi dis-moi

 

 

Ma conscience railleuse pose question

Pourquoi  dit-moi, as-tu à  devoir vivre

La vie t’a  t’elle  obligé d’en être ivre

A t’en construire quelques ambitions

 

Mais regarde  les guerres, les attentats,

Les accidents  n’ont laissés chance à ceux-là

Qui  sont paris  sans en faire le  choix délicat

Pour un autre avenir que  cette solution là

 

Ton cops à travailler de longues années

Les mystiques   églises sont abandonnées

Les vivaces usines sont désaffectées

Les masures de tes aïeux sont  dévastées

 

Alors dis-moi le grand virage de tes aïeux

Qu’’a –t-il pu leurs offrir de plus heureux

Et toi quel bilan feras- tu de bien mieux

Pour te dire que  la vie c’est du sérieux

 

Ne t’empêche surtout pas de penser

Tu aurais tord d’en faire l’impasse

Pour savoir  l’envers de ce  qui se passe

Quand tu en  détourne inquiet, frustré  ta face

 

Je sais mon ami les philosophes tu écoutés

Mais je t’en prie regarde avant tout  ta réalité

La science nous persuade  d’un futur   pulvérisé

Par un soleil engloutissant la  terre sans lock-oute

 

Alors l’ami dit moi pourquoi,  si plus rien n’est

A quoi t’auras servi une vie qui ne sert à rien

Encore dis-moi  aurais tu pu la vivre  en  grands biens

Ceux de  l’égalité, de la fraternité, de  la liberté

De l’amour fidèle, servis dans un monde en paix

 

Alors pense,  pense encore pense tu as encore le temps

De te dire,  je suis passé par là tout simplement pour y être passé

Car à quoi aura servi ce que j’y ai laissé, servi ou orchestré

Quand en mon demain le temps retournera  au néant

 

Vivre en paix n’est-il pas le seul substrat

Pour donner sens à la vie qui nous a mené là

©ƒC

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