2017-10-03_221541-train BB

 

Le rapide train chatoyant  me trimballe

Dans les  soubresauts de ce faste  dédale

Les doux   paysages me mitraillent en rafale

Et mes yeux s’écarquillent à ce  beau festival

 

Chaque village se dévoile théâtre  royal

Au détour escarpé d’un coteau vallonné

Qu’aborde l’orée d’un riche bois  sculpté

On a peine à croire que l’on ne fera escale

 

Le soleil dans les ombres joue à cache-cache

Il me fait un clin d’oeil embrasant la nature

Je badine avec lui  et de sa raie trop pure

Il me rattrape et me  tutoie de sa sombre  tache

 

Le paysage coure et me laisse  bien seul

Dans ma rêverie de ces gens, tant d’amis

Ils pourraient l’être si mon train  sans préavis

Pouvait s’arrêter prés de ces champs d’éteule

 

La mélopée  de ses roues d’acier me berce

Et ma pensée conduit l’orchestre  silencieux

Des images de mon passé  le plus précieux

Endormi je me dévoile un avenir que je perce

 

Quand je m’éveille, les yeux fixés à l’horizon

J’aperçois au très loin cette silhouette trapue

Elle dessine la grande courbe   toute émue

De traîner  ce monde des voyages  trop longs

 

La nuit a effacé le jour, s’entrechoque  les essieux

Le ralentissement  interprète  le prochain  repos

De la BB sur les quais de la gare où les badauds

Sourires aux lèvres attendent  pressés leurs aïeux

ƒC