2017-10-06_224251-soleil rouge

En poste  sur le bord  de ma vie

Saigne  le doute de mon destin

Des  blessures de son passé

Un flot de folles douleurs

Tente de se soigner  d’espérance

 

IL  regarde  au là bas  cet horizon

Celui de ces demain inconnus

Il  persévère  intrigué à les traquer

Pour  dissiper toutes les brumes

Qui entourent son obscur  mystère

 

Les derniers rayons du soleil rouge

Ronge  la faune, la flore  qui souffre

Se déforme, se plie, s’asphyxie,  se meurtrit

L’eau est venue sans peine   à leurs manquer

La nature  laisse seule,  prospérer  la ronce

 

Une pluie de cendre

Recouvre cette terre

Des derniers brulots

De cette atomique guerre

Engendrée par la main pressant

Le satané bouton de la mort

Main de ces pervers humains  du pouvoir

Dont l’orgueil despote à pris

En otage la volonté des innocents

 

Le monde urbain est silencieux

De partout dans ce désert plus de mots

Plus de vie, inutiles ces immeubles

Qui pleurent de leurs ruines  de désolation

Ils laissent tomber leurs larges épaules

Sur le sol qui se lézarde, quelle démence !  

 

Mais où donc est passé l’humanité

Elle a disparue, laissant là,  seules

Leurs faméliques armées de robots  pétrifiés

Pour l’éternité,  les voilà figés, sans mémoire

Pour survivre sereins à l’esclavagisme  humain

 

Les mers, les océans expirent  avec peine

Leur dernière transpiration fétide

Le dernier poisson agonise, tente de marcher

Sur cette terre qu’il na jamais franchit

Ses ouïs grandes ouvertes

  Il tente de  s’octroyer  un air déshérité

 

Là bas plus personne pour nous  parler

De mos aïeux, de  nos  vieux amis

Les souvenirs sont  lettres mortes indéchiffrables

Que voilà un monde sans vie que l’humanité

Avant-hier a laissé s’effondrer par égoïsme

A trop vouloir

Les lendemains  vous délaissent du   tout

 

Sur le bord de cet horizon

 Il entrevoit un parchemin

Serait-ce ce testament d’héritage, il s’étiole

Mais à quoi servirait-il à cette humanité disparue

Les humains savaient-ils

Qu’un testament n’est dévolu

Qu’à la condition d’avoir descendance

 

Humain n’as-tu pas failli

A la morale naturelle

Il te faut préserver ton univers

Pour laisser survivre ton demain

Mais ne l’as-tu pas oublié

En privilégiant l’or, la science

Au détriment  du respect de la nature

Que tu as polluée, souillée, infectée

 

Nous reste-t’il un espoir

Que notre descendance soit  là au demain

Pour que vive au toujours  notre destin

Nous vous en prions

Offrez-nous cet espoir

ƒC