2017-11-03_163101-humilité

 

Je me cache derrière les forets

Je voudrai rejeter mon humilité

Parader  en toute impunité

Dans ces villes des insécurités

 

Je suis piégé dans ma pure simplicité

Je fornique à ce faste de la  réalité

De ne pouvoir mentir  à l’utilité

Que mes gestes  trahissent de fragilité

 

Proverbe Africain quand tu nous  conte

« Les zèbres ne quittent  leurs rayures »

Je m’en fais las une large parure

Que je voudrai laisser pour compte

 

Ma morale me reprend chaque fois

Me dispense  à n’être que le seul moi

Me rappelle que je ne dois  qu’à ma foi

D’avancer dans la vie sans grand émoi

 

Je voudrai crier tout ce mal que l’on fait

Mais je retourne dans des pardons aisés

Où surnage sur mes pleurs mon don d’aimer

Je ne puis mal aisé au geste le condamner

 

Je suis envieux de ces génies  permissifs

Qui prennent un plaisir  de leur instinctif

A devoir  vociférer contre le tout instructif

Dans un élan de rébellion imaginatif

 

Ma route tracée aux bords des talus de bontés

Me guide inlassablement  vers les puretés

Je voudrai quelquefois m’en  éloigner

Pour goûter  ces vices dont d’autres savent profiter

 

Dans cette nuit l’éclat d’une petite flamme

Eclaire ma vie dans cette douceur d’âme

Et mon cœur sait que son acte ne le damne

Son battement rythme cette sagesse à la rame

 

Que me restera-t-il à l’heure de mon bilan

Quand sommeillera mon esprit  aux céans

De cette poussière  du trop grand néant

Devrai-je encore à jamais squatter  mon ferment.

ƒC