2018-01-11_114918-le bal

 

C’était hier

Aux premiers amours

 

Ö quidam,  que faites-vous !

Au bras  de ma jeune  fille

Vous salissez sa mantille

Ce n’est pas une broutille

Cela ne se fait chez nous

 

Vous l’enlacez  au  trop prés

Reculez ! Elle n’est soumise

Elle chasse votre  remise

Pourquoi est-elle démise ?

Redonnez-lui son  air gentillet

 

De fait Monsieur l’aigrefin

Elle souffre et s’agace

De  vos gestes fugaces

De vos bien trop  d’audace

Envers sa colère désolée

 

Que vous eut-elle donné

Un baiser couleur suave

Que vous eussiez  brave

Le voulu volé  à l’emblave

Je vous enjoins de la quitter

 

Mon Père, mon Père n’en faites

Il est un garçon bien tempérant

Il n’a d’aise que le tourment

De m’aimer, m’aimer assidûment

Je vous prie  il est ma  grande paix

 

 

Il a ! À me donner cette preuve !

Que l’amour soit une  sage tentation

Je m’en accepte la  saine satisfaction

Que ce ne soit une complication

Pour nous  jurer : Ce ne peut être épreuve

 

 

Je me consomme à lui, corps vertu

De ces baisers qui se coulent frais

Sur nos cœurs  qui se saignent livrés

A notre passion en grande générosité

Je reste à

ƒC lui, écrin d’or  suspendu

 

Je ronde à sa main dans  les éclairs

De la foudre de ses yeux sensuels

Je  le sers à mon âme  pas rebelle

  Il se clone à l’esprit  de  ma ritournelle

Se croise, se décroise dans ma lumière

Père, Père, je l’aime