2018-02-05_175637-la sagesse

 

Voyage sur le  tapis du vent

Conduis-moi vers  les collines

Où j’apercevrai  tout l’intime

De la sagesse me ravivant

 

Dépose-moi dans la clairière

Prés de la rivière des solitudes

Nu, m’y baignerai de certitudes

Dans la méditation  du mystère

 

Mes demain brilleront

Sur des pensées réfléchies

Dans des interpellations  épanouies

Au creux d’un cœur de pardon

¤

Cahotent mes soupirs  en  leur   source

Qui draine forcée les callasses

Sur le dos de ma frêle  carcasse

Elles me déchirent  sans ressource

 

Et  j’attends du  nid de ton lit

Ces bulles  de trop  folles joies

Qui enhardiront le faible poids

De ma confiance timide qui me  fuit

 

Non déjà  me laisse pas choir

Dans les méandres de ta rivière

Ne me lâche  pas à la meurtrière

De tes rapides dans le grand noir

 

Je vois les monstres saigner

Mon devoir, ô  amertume

Laisse passer  ma gratitude

Ma faute je la reconnais

 

Il me jette contre le galet

Je m’étourdis, ô hébétude!

Range-moi à l’exactitude

Je serai là à l’heure imposée

 

Il me ronge sur la caillasse

Je me meurs, ô décrépitude

Laisses-moi vie de  béatitude

Que mon projet je le cadenasse

 

Les vallées sont si, si  belles

Je reçois l’ombre des raisons

En nageant sur mes illusions

Je les laisserai sous tutelle

 

J’ai passé de vils maléfices

Je me sens  lavé de mes rages

Mon esprit s’anoblit au passage

Puis-je en tirer un pur bénéfice

 

Je vacille dans la bouche

De ton estuaire qui m’engloutit

Je me fais tout, bien petit

Vais-je devenir ta souche

 

On me traque comme  loup

De cette mer qui  s’approche

J’avale mes  peines, je m’accroche

Le monstre rugit,  bardé de poux

 

Dans mon effort je perds ma foi

Pourrais-je atteindre le levé de lune

Je surnage, je me tords sur l’enclume

Je n’ai plus de certitude sur les lois

 

Ma raison se repose sur’  l’inconscient

Elle resurgit pour sa saine réhabilitation

Elle fait face, ô monstre de  dérision!

Me voilà prêt à  te vaincre conscient

 

Et le calme paraît, mer de sérénité

Mon esprit se prélasse dans la vérité

Tout s’efface, ma foi est redevenue loi

De cet empire de l’immensité

 

J’entends sur le loin, le chant des astres

Et la mélopée transfigure  le mystère

La sagesse est au bout de mes jours d’hier

Mes piastres enfouies au fond sous le pilastre

 

Je n’aurai plus à payer d’un comportement

Le prix d’une sagesse  d’or devenue pauvre

Sur la  mer  de  tranquillité je me vautre

Déshabillée, nu,  de toute sorte d’atermoiements.

Je m’habille des dentelles da la sagesse

ƒC