2018-02-09_084412-acran

Il fut un matin d’orage

Je te savais malade

Ce ne fut une dérobade

Tu m’as laissé seule en otage

 

Déboussolé je me suis mise

A te bousculer, te donner

Un souffle pour revivre aisé

Rien n’y fit, plus de remise

 

Nous avions passé ensemble

De si bons jours de bonheur

Tu me prenais ma nuit, hâbleur

A m’offrir ta passion tendre

 

Jamais je n’ai manqué ta beauté

Pas un seul toucher bien léger

N’a effleuré ma volonté  de te quitter

Nous étions  bien, nos yeux aimantés

 

Rappelle-moi, pourquoi ! Pourquoi fantaisie

Ces beaux voyages que nous avons  faits

Nous aurions conquis le monde aimé

Tu sais c’est dur, de voir le noir d’ici

 

Que me dis-tu ? Pourquoi dire

Tu n’es plus à mes cotes, reviens !

Je t’assure,  je ne frapperai plus, tiens !

Je t’aimais, mais je ne voulais l’écrire

 

Je t’en pris ouvre tes grands yeux

Tu me mets en rage, je transpire

Non de peur, car c’est la vie, pire !

La nature qui s’aigrit  pour ces adieux

 

Me voilà tétanisée par ton abandon

Je ne vais pas pleurer, je t’échangerai

Il en va de la vie,  on s’oublie enragé

On se console sur d’autres consoles

 

De toute façon je le sais, il y a mieux

Mais je voulais te garder, trésor

De mes yeux,  inconsolables à tord

Amant de toi, ils ne resteront  silencieux

 

 

Je te touche une dernière fois quand

Condoléance à ma pensée c’est  fini

Tu vas me laisser là, ripant vers l’infini

Un baiser de mes yeux, salut mon écran.

ƒC