2018-04-16_010959-paradis-712

Je n’avais le visage beau

 

Je n’avais  le visage beau

Je n’avais la poche riche

Je n’avais la taille haute

Je n’avais l’intelligence subtile

Je n’avais acquis   arrogance

J’étais de la vie  un postiche

Ils  m’ont  mis au charbon

 Cendres de boulet  anthracite

Pour brûler péchés de mon âme

Au grand bûcher de l’infâme

Déshérité de leurs convenances

Enfermé dans leurs  absurdités

Au caveau  du bonheur subtilisé

Qui vous ouvre terre de carême

Pour profiter d’un fond de paradis

Où la joie extrait valeurs de la vie

Mais Pardon! Je les ai nargués chaque jour

Le cœur léger, bercé par la musique

De la charité, de l’humilité, de l’honnêteté

 Dans les hautes octaves des émotions 

L’âme toujours couchée dans son  silence

Afin de mieux profiter de ce voyage terrestre  

ƒC