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Vie  à  corps

 

Jaillit d’une fontaine asséchée

Vie tu coules  sans apparence

On chasse ton impotence :

 Remplir d’handicaps, ce vide  sinistré

 

On entend le ricochet des malaises

Goutte quand tu fleuris  sur tous les espoirs

Ne laisse pas  la bruyère au soir

Envahir le puit  de tes potions de fadaises

 

Hiver dégèle le ruisseau  sur les versants

Que la vie se propage en  grand silence

Descende vers les sages ambiances

Où les bonheurs s’interpellent fervents

 

Source effervescente ragaillardit la vie

Apporte-lui le gage de ta puissance

Quelle sorte de tes glèbes  rassurantes

Pour conquérir le beau des envies

 

Montagne d’incertitudes laisse passer

Sur tes sommets  la file  des joies

Main dans la main, vie calée sur cette voie

Retrouvaille de dogmes couchés sur la réalité

 

Le puit est encore loin pour réaliser

La fusion de la vie et du corps meurtri

Mais douce et limpide  elle surgit

Evite les galets qui  blessent son intégrité

 

A la chaumine  corps tu te prépares pressé

Pour  ne plus être un automate  ludique

 La nature te gère d’exploits numériques

Sans rémission pour ton affection révoltée

 

Glisse la vie fraîche sur le cours du destin

Vers ce corps  au désir sensible  en marche

 Pour s’associer  à une fière et imposée  démarche :

Conduire  la vie dans  son convivial  chemin

 

Au détour du mini layon, un puit se trouva

Et le corps se baigna à la tendresse de la vie

Il ne la feignit  mais  s’en ensorcela de folie

Pour ne plus la quitter    , elle serait sa belle aura

¤

 

 

 

Depuis ils marchent ensemble trop amoureux

Heureux des visions de leur nouveau monde

Ils vivent dans leur paix, ont perdu leur honte

D’être des rapiécés de la nature des pouilleux.

¤

Ils se disputent certaines fois de savoir

Qui est l’un, qui est l’autre En ce réel

Leur accord  résonne souvent d’un duel

Et les rages du corps apaisent la vie du noir

 

Vie sans corps, corps sans vie, êtes vous !

Votre destin savoir vous attendre patient

Sur vos rives vous parcourez cet irréel

Qui n’à que faire de votre insolent réel.

ƒC