2018-11-26_064421

Lettre aux gouvernants

 

Quand vous, le sourd pouvoir creusez

Entre la masse et la minorité

Entre   l’argent et l’or aisé

Entre La pauvreté  et la richesse

Entre l’impôt et les défiscalisations

Entre les contributions et les aides

Un fossé qui plonge  la solidarité

Dans le noir des abymes

Ne peut-on craindre désolation

Ravage,  désastre, dommage, bouleversement

Venus du fond d’une fosse aride

 

Là où les plus mal lotie ne peuvent

Avoir la possibilité de se relever

Alors voilà qu’ils  se ruinent

Qu’ils déversent leur amertume

En quoi  peut –on leur en vouloir

Si ce n’est  de la part de  ceux

 Qui sans remord les asservissent, les négligent

Et ne les  laissent remonter vers l’air pur

De ce haut de fossé qu’ils se réservent

Dans  l’égo  de leur drastique  prospérité

 

A ceux-ci

Le pouvoir leur en assure  la voie

D’argent il n’en est point

Mais d’or on les presse

De venir le prendre gracieusement

Aux modestes  il n’en serait question

On ne vous offre que ces  petites taxes

Qui mises  bout  à bout vous rongent

Dans l’éprouvante décadence

De leur   rêche   pouvoir d’achat

Qui de jour en jour mine leur  moral

 

Et le pouvoir ne se  veut comprendre

Quand en ces   demain rigoureux

Dangereux, monstrueux, disgracieux

Ils viendront  eux les humbles vous  renverser

En vous disant seul le peuple gouverne

Laissez-nous nous exprimer,

Laissez-nous nous engager

Laissez nous partager

Laissez nous échanger

Laisser nous appliquer

Ces lois qui ne nous seront plus scélérates

Laissez nous pouvoir devenir grands

En connaissance de notre bonne  cause

Laissez-nous nous gouverner

La masse est notre puissance

Votre minorité  est votre défaillance

Laissez-nous  être de vrais citoyens

Qui accepte tout autre

Mais exige que le fossé

Soit le moins profond possible

Afin que chacun puisse se  comprendre

Car tous nous aimons

Plus que tout notre pays

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