2018-10-29_130202

 

 

 

Un mors me dévore

 

Un mors me dévore

Crache son venin

Sur mon corps qui s’endort

L’absorbant en vils câlins

¤

La fièvre dépourvue de rêves

Brûle toutes mes saines pensées

Suintant de malice sans trêve

Au grand noir de ma sincérité

 

Des soleils migrent; O éveil!

Enflamment mon être flamme

Quand ma  torpeur s’éveille

Et me jette aux fièvres partisanes

¤

La grimace revêche se pâme

Sur mon regard de bagnard

Forçât d’une souffrance d’âme

Elle pleure sur l’acte ringard

¤

Un volcan brutal se déchaîne

Laves de sueurs; perles dévalant

Sur la suite de mes jours de peine

Quand mon corps se tord tremblant

¤

Au loin des luxuriantes lumières

Aboie la grande peur du néant

Et des yeux s’ouvrent à une prière

Pour fermer ce noir malfaisant

¤

Une piqûre susurre une luxure

Au chaud dément qui se défend

Il plie son drain à la dure brûlure

Et s’étourdit las au vil tourment

¤

Transpire mon corps pour survivre

Respire mon âme sur tes  pensées

Les jours nouveaux du temps ivre

De ta vie ils  surgiront comme au passé.

ƒC