2016-04-13_012147-poesie

 

Blessures sur le haut mur

A la taille de vos lectures

J’ai construit cet édifice

Mots serrés en complice

 

Echafaudage de mes rimes

Le vertige du beau en prime

Qu’eussiez vous tant désiré

Qui fut plus sublime qu’admiré

 

Dois-je extraire de  cette pierre

Des  vers pauvres des lierres

Ou  sculpter  ce riche marbre

Ciselé de strophes  routardes

 

J’eus aimé crépir tout  érudit

Ma poésie d’une couche fleurie

Mais vous aurai-je attendri

De ce ciment trop bien fourni

 

Mon souci, mon grand souci

Vous couvrir tout ragaillardi

D’un poème  frais de ses parures

Vos yeux émus à l’humble mouture

 

Je vous vois, je vous entends

Que dit  t’il,  quel rêve se répand

Dans la maison de sa sage  pensée

Les baies se décolorent t’elles de clarté

 

La page s’éclaire prés de la cheminée

Où la flamme de votre esprit sollicité

Brille sur la tranche dorée de ce levain

Alimente votre âme et ravive votre faim

 

Non ce n’est cela, votre esprit s’entache

De mon dîner narratif poison en marche

Fissures  de votre intérêt à ma morsure

Car mon avide  vœu  devenir maçon mature

 

Design nouveau, réaliser cette structure

Accrocher à votre  mur cette parure

Ces mots majestueux  idiome luxueux

Tableau de ce fertile de l’ambitieux

 

Compagnon  bâtisseur des ouvrages

Vous deviendrez  pour ces belles images

Enchérisseur de la prodigalité survenue

De ma main à votre contact   branchu

 

Quand d’un chauffage tout douillet

Docile  vous vous passionnerez

À tous les bonheurs  de ma tunique

Votre passion brûlera  ma panique

 

Je serai au coté de votre bel esprit

Pour recouvrer   le feu des inédits

Ces grandes joies, ces grands plaisirs

De ne pas être inutile à votre  servi

ƒC