Le héron et le chevalier

 

Au bord humide d’un marais large et  grassouillet

Deux amis ailés de retour périlleux de la migration

Heureux  conversèrent de leurs belles  satisfactions

Et l’on se donna rendez-vous pour un riche  dîner

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Le chevalier combattant reçu dans sa haute  haie

Le beau héron pourpré, oiseau au fort grand bec

Un repas festif attendait, préparé le bon hôte gallec

De pavés au menu,  mammifères invertébrés grillés

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Notre pauvre héron glouton de la chair à  poissons

Fut désabusé quand,  quiet il  vit le sieur chevalier

S’empiffrer le repas, sans souci pour ce cher allier

Qui ne dit mot, patienta, et quitta l’ami à sa raison

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Les mois passèrent avant que chacun ne  reparte

Dans de nouvelles contrées au  nid  du   bel amour

Le héron dit au chevalier : - L’ami qu’en penses-tu !

Je t’invite demain avant notre départ qui se  tarde

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Le chevalier combattant s’en  vint avide  au marais

Le héron l’attendait, le festin prêt à se faire déguster

On se mit à table devant deux cruches bien effilées

Le héron enfoui son long bec  au plus profond aisé

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Il avala sage un poisson et fit  un signe au chevalier

- Ne te gêne pas cette cruche là, est toute  à  toi

Le chevalier interloqué s’inquiéta : - Pardon! Ma foi!

Comment ferai-je ! De mon petit bec je ne saurai!

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-        Comment se fasse ! Que vous me traitassiez ainsi !

- Voilà bien forfaiture à mon endroit ; Que nenni! 

C’est alors que le héron, assuré de son geste sourit

-        Souvenez vous mon cher, il se fut un repas étourdi

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- Que pouvez-vous  dire qui ne soit pour vous délit

Respecté j’eus aimé,  entendre votre cri de contrition

Pour que vous sachiez que me nuire n’était  solution

Aussi je me dois de vous punir  de cet acte interdit

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Ne tentez malsain  de nuire un jour à quiconque

Vous pourriez à votre tour,  subir  ce  mauvais sort

Cela ne pourra être que juste ; C’est là une loi d’or 

Que celle du talion, qui  n’est  parade quelconque.

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